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Nouvelle riposte d’Anacolor contre le ministère de l’Environnement

Alors qu'elle devait se conformer aux exigences du ministère de l'Environnement au plus tard le 1er février, l'entreprise Anacolor riposte une fois de plus devant les tribunaux.

D'après les informations de Marc-Antoine Lavoie

L’entreprise du secteur Cap-Rouge, à Québec, s'adresse au Tribunal administratif du Québec (TAQ) pour demander la suspension du certificat d'autorisation émis par le ministère de l’Environnement qui exigeait l'adoption de mesures d'assainissement de l'air avant le début février.

Le certificat réclame que l'entreprise installe, au plus tard le 1er février, un système d'épuration qui permettrait de réduire, sur une base quotidienne, de 90 % la quantité de composés organiques volatils (COV).

En septembre, Anacolor avait déjà contesté les conditions imposées par le ministère de l’Environnement. Cette première contestation ne suspendait toutefois pas l’échéancier du 1er février.

Avec cette nouvelle riposte, l’entreprise souhaite que le TAQ annule cette échéance. Avant de répondre à de telles exigences, Anacolor estime qu’un débat s’impose.

La requête d’Anacolor sera entendue le 10 février devant leTribunal administratif du Québec.

« On s’est montré patient »

Le regroupement de citoyens pour la qualité de l’air de Cap-Rouge s’insurge devant cette réponse du Ministère. Les citoyens espéraient que le ministre David Heurtel dépose une injonction pour exiger à l’usine de cesser ses opérations le temps qu’elle se conforme.

L’usine continue d’opérer de façon illégale. Il n’y a pas d’épurateur qui a été installé. Ils ne sont pas conformes et ils continuent à produire comme si de rien n’était.

Stéphanie Houde, représentante des citoyens de Cap-Rouge

Mme Houde ajoute que les citoyens de Cap-Rouge qui respirent les émanations de l’usine se sont « montrés patients et tolérants » depuis qu'un rapport de la santé publique a conclu que l'usine ne respecte pas les normes environnementales.

Employés inquiets

Cette nouvelle contestation d’Anacolor inquiète les employés de l’usine. Le syndicat des travailleurs demande à l’employeur de se conformer aux exigences du ministère de l’Environnement. Selon lui, Anacolor doit « régler le problème d’odeurs à la source » plutôt que s’embarquer dans une nouvelle bataille juridique.

« On préfère de loin qu'il se conforme à la réglementation. Comme ça, la situation pourrait revenir à ce qu'elle était auparavant. On irait travailler au même endroit. On conserverait nos emplois. C’est ça qui veut le comité de citoyens. Ils ont raison. Je suis d’accord avec eux. S’il y a des odeurs, on va s’en occuper », explique le représentant syndical, Gordon Ringuette.

Le syndicat précise qu’un déménagement de l’usine dans un parc industriel n’est pas souhaitable pour les travailleurs.

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