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Noyade de deux adolescentes : la famille d'une victime intente une poursuite

La famille de Mélissa Prévost qui s'est noyée dans la rivière du Sud intente une poursuite contre la monitrice qui la supervisait et l'employeur de cette dernière.

Un texte de Yannick Bergeron

Le 15 juillet 2015, Mélissa, 14 ans, et Jennyfer Pichette-Mercier, 12 ans, ont perdu la vie lors d'une baignade dans le secteur du Rocher blanc, à Saint-Raphaël, dans la MRC de Bellechasse.

Les parents de Mélissa réclament au total 462 410 $ à la monitrice, Christelle Leblanc, et au Carrefour Jeunesse-Emploi (CJE) de Bellechasse, qui supervisait le programme auquel les victimes participaient.

Le gestionnaire du site, le Mouvement des amis de la rivière du Sud, et le propriétaire de l'endroit, Algonquin Power, sont également visés par la poursuite.

Dans sa requête, l'avocat de la famille rappelle que les parents avaient signé une autorisation pour un pique-nique avec baignade au parc des Chutes d'Armagh, le jour du drame.

Le choix de se rendre au Rocher blanc s'est fait à la dernière minute, sans que les parents en soient informés.

La monitrice, âgée de 23 ans à l'époque, avait 4 enfants à superviser.

Mélissa et Jennyfer avaient traversé la rivière alors que la monitrice et les deux autres jeunes participants avaient rebroussé chemin.

C'est en tentant de les rejoindre que le courant a emporté les deux adolescentes.

Absence d’avertissement

La poursuite allègue aussi que le CJE « avait le devoir de former la monitrice, de l'encadrer et de superviser son travail ».

La famille soutient que le Mouvement des amis de la rivière du Sud aurait dû afficher à la vue de tous une interdiction claire de se baigner puisque l'endroit comporte plusieurs dangers.

Quant à Algonquin Power, qui a confié la gestion du site à l'organisme, on lui reproche de ne pas avoir exigé des mesures plus adéquates à son gestionnaire.

Toutes ces allégations restent à être prouvées devant le tribunal.

Un an après le drame, le Mouvement des amis de la rivière du Sud a installé une signalisation pour avertir les baigneurs du danger.

Famille ébranlée

La mort de Mélissa a causé un choc chez sa famille.

La mère a sombré dans une dépression, étant incapable de travailler pendant deux ans.

Son ex-conjoint, le père de Mélissa, vit mal la mort de sa fille.

Il est incapable de se débarrasser de ses effets personnels, sa chambre étant restée intacte dans sa résidence.

Les parents estiment que les deux frères de Mélissa ont également droit à un dédommagement et réclament 50 000 $ pour chacun d'eux.

La mère de Jennyfer Pichette-Mercier, Nathalie Pichette, a confirmé à Radio-Canada que sa famille allait également intenter une poursuite au cours des prochains jours.

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