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Noyades dans la rivière du Sud : solutions recherchées

La coroner Andrée Kronström tient une enquête publique sur la noyade de deux adolescentes le 15 juillet 2015 dans le secteur du rocher blanc sur la rivière du Sud à Saint-Raphaël, dans la région de Bellechasse. En ce 2e jour d'audience, des solutions ont été mises de l'avant pour éviter qu'un tel drame se produise ailleurs au Québec.

Un texte de Cathy Senay

L’été commençait à peine le 15 juillet 2015, le jour de la noyade de Jennyfer Pichette-Mercier et Mélissa Prévost, âgées respectivement de 12 et 14 ans. La baignade cette journée-là était une « activité récompense » pour les jeunes, se rappelle Bryan Dionne, chargé de projet au Carrefour jeunesse-emploi de la MRC de Bellechasse.

C’est lui qui supervisait Christelle Leblanc, l’animatrice de la Coopérative Jeunesse de services de Saint-Raphaël. Christelle était l’animatrice de Jennyfer Pichette-Mercier et de Mélissa Prévost.

Les deux adolescentes ont perdu la vie par noyade dans le secteur du « rocher blanc » de la rivière du Sud. « On a mis un terme aux activités sociales de la Coopérative Jeunesse de services pour l’été afin de protéger la santé mentale des jeunes », a expliqué Bryan Dionne devant la coroner Andrée Kronström.

La mort de Jennyfer et de Mélissa a fait changer les choses au sein de la Coopérative de développement de la région de Québec-Chaudière-Appalaches et à La Fabrique entrepreneuriale.

Ces deux organismes sont responsables de la formation des animateurs des Coopératives Jeunesse de services. Après le drame du 15 juillet 2015, l’atelier d’une trentaine de minutes sur la santé et sécurité donné aux animateurs inclut maintenant les risques liés aux activités sociales.

La coroner Andrée Kronström a demandé que la baignade soit incluse également, ce à quoi Hugo Saint-Laurent, l’agent de développement à La Fabrique entrepreneuriale, ne s’est pas opposé.« Il faudra voir comment cela touche l’ensemble des Coopératives Jeunesse de services puisqu’elles se retrouvent dans différentes régions du Québec », a répondu M. Saint-Laurent à la coroner.

« Nous sommes confrontés à un accident. Nous devons nous questionner. Mais si ça ne s’était pas produit, on ne se questionnerait pas », a souligné Bryan Dionne du Carrefour jeunesse-emploi.

Hormis l’incident de juillet 2015, aucune noyade n’avait été recensée à travers les Coopératives Jeunesse de services au Québec depuis les 30 dernières années.

La force de la rivière le 15 juillet 2015

Le chef de la division de l’hydrométrie au ministère de l’Environnement, William Larouche, a examiné les relevés hydrologiques de la rivière du Sud. Le débit, selon lui, « n’était pas exceptionnel, mais ça ne veut pas dire que ce n’était pas dangereux à ce site-là quand même. »

Le directeur Service incendie de la municipalité de Saint-Raphaël, Denis Gagnon, a par ailleurs spécifié qu’il est très rare que ses pompiers interviennent sur des cas de sauvetage aquatique. « On se pratique sur un lac parce qu’il y a moins de courant, pour la sécurité des pompiers », a-t-il affirmé.

La suite de l’enquête publique

L’enquête publique de la coroner Kronström va reprendre ses travaux pour deux autres jours la semaine prochaine. Ces journées seront principalement axées sur des recommandations, dont celles du maire de Saint-Raphaël, du Mouvement des Amis de la rivière du Sud et celles de la Société de sauvetage du Québec.

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