La période d'observation de la grande oie des neiges bat son plein. Ces majestueux oiseaux blancs sont visibles à plusieurs endroits dans la région, dans la vallée du Saint-Laurent, mais aussi sur les terres agricoles de Beauce et dans la région du Centre-du-Québec.

Chaque printemps, la grande oie des neiges quitte les sites d'hivernage sur la côte est américaine et se dirige vers l'Arctique canadien dans le but principal de nidifier. À l'automne, elle entame le trajet inverse, mais cette fois, elle le fait accompagnée de ses jeunes qui ont entre six et huit semaines au moment d'entreprendre la migration.

Benoit Gendreau, biologiste et ornithologue passionné de ces oiseaux les observent à Saint-Vallier, une des escales de la route migratoire des oies.

Le site est situé près du village de Saint-Vallier, sur la rive sud de l'estuaire du Saint-Laurent. La petite baie est constituée principalement de vasières et de marais, où les oies se retrouvent en grand nombre.

La population de la grande oie des neiges était de 755 500 à 874 000 spécimens lors du dernier recensement du Service canadien de la faune, au printemps 2005. Cette croissance de la population de l'espèce a eu un impact sur la route des oies, croit Benoit Gendreau.

« Au lieu de s'alimenter seulement dans la région de l'estuaire moyen, dans la région de l'archipel de l'Île aux grues, Montmagny, Cap-Tourmente, elles ont commencé à s'alimenter sur les terres agricoles », explique le biologiste.

« Dans la région du Lac-Saint-Jean, lorsqu'elles redescendent de l'Arctique, elles arrêtent prioritairement dans cette région et après elles vont gagner les terres agricoles tout le long des Appalaches, en Beauce, au Centre du Québec, Victoriaville, elles vont se déplacer comme ça pour s'alimenter », ajoute Benoit Gendreau.

Cette alimentation de base est composée principalement des tiges souterraines du scirpe d'Amérique, une plante que l'on retrouve en abondance sur le littoral du fleuve. Les oies fouillent dans le sol boueux avec leur bec pour en retirer le rhizome. C'est pourquoi le niveau des marées joue sur la présence des oies.

Pour les ornithologues amateurs, plusieurs autres espèces de sauvagines sont aussi communes au Sanctuaire de Saint-Vallier. La Bernache du Canada s'y arrête d'ailleurs.

À l'automne, les pressions exercées par la chasse les poussent à chercher refuge dans la baie. Les inventaires effectués durant cette période ont également permis de rapporter deux espèces de fuligules, des pluviers, chevaliers ainsi que des bécasseaux.

Finalement, l'anse et la rivière Boyer, qui se déverse dans la baie, s'avèrent des lieux de frai et d'élevage pour trois espèces de poissons en péril.

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