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Olympiques : des consultations, mais pas de référendum

Tout en répétant qu'il n'est pas en « mode olympique », Régis Labeaume promet de consulter la population si jamais Québec dépose un dossier de candidature pour les Jeux d'hiver de 2026.

Le maire écarte d'entrée de jeu la possibilité de tenir un référendum sur le sujet. « Je ne dépenserai pas 6 millions pour un référendum. C'est-tu clair ? »

Il souhaiterait poser la question au public en même temps que les prochaines élections municipales, mais pour l'instant, la loi au Québec l'interdit.

« Ce que j'aimerais, c'est qu'on puisse consulter le monde en même temps que l'élection. Ce serait bien moins compliqué et ça ne coûterait pas une cenne de plus », fait valoir le maire Labeaume.

Faute d'un référendum, la consultation pourrait aussi prendre la forme d'un registre, à l'image de ce qu'avait fait l'administration de Jean-Paul L'Allier lorsque Québec a tenté d'obtenir les Jeux de 2002.

Le ski à Québec

Par ailleurs, Régis Labeaume avance que les épreuves de ski pourraient avoir lieu à Québec, même si la montagne ne répond pas à tous les critères imposés par la Fédération internationale de ski.

Il a discuté de cet enjeu avec le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, la semaine dernière lors d'une mission à Lausanne, en Suisse.

« Le président Bach, s'il y avait une candidature québécoise, ferait tout pour que la montagne d'ici soit acceptée et donc que les épreuves de ski aient lieu à Québec. C'est vraiment son intention », a déclaré le maire lors de la séance du conseil municipal lundi soir.

L'opposition veut des précisions

L'opposition à l'hôtel de ville, de son côté, accuse Régis Labeaume de ne pas jouer franc jeu. Le chef, Paul Shoiry, demande au maire d'admettre qu'il est bel et bien en « mode olympique ».

Selon lui, le compteur des dépenses olympiques est déjà en marche et il demande à Régis Labeaume d'être plus clair sur les prochaines étapes d'une éventuelle candidature.

Paul Shoiry a aussi critiqué la décision du maire de partir en mission à Lausanne accompagné de Patrice Drouin, président de Gestev.

« Il y a un potentiel de conflit d'intérêts. Ça donne un avantage indu à Gestev dans où la Ville de Québec est en mode olympique et en matière d'éthique, il faut être extrêmement prudent », a mis en garde Paul Shoiry.

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