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« On était brainwashé », affirme une ancienne élève du pasteur Guillot

Une femme qui a fréquenté l'école du pasteur baptiste Claude Guillot dans les années 80 affirme que l'établissement fonctionnait « comme une secte ».

Un texte de Yannick Bergeron

Cette femme ne fait pas partie des victimes alléguées, mais la Couronne lui a demandé de témoigner au procès de Guillot, accusé de sévices physiques sur six élèves.

La témoin avait une dizaine d'années quand ses parents l'ont inscrite à l'école La Bonne Semence de Victoriaville.

Elle affirme avoir vu des enfants les yeux rougis et les fesses endoloris après être sortis d'un local voué à la correction physique.

Un coussin était même prévu pour que les élèves puissent s'asseoir à leur retour.

Des dirigeants témoignent

André Pinard qui agissait à titre de supérieur dans la communauté baptiste a éclaté en sanglots au moment d'évoquer les corrections physiques données par Guillot.

Quand l'avocate de la poursuite lui a demandé pourquoi il était émotif, il a répondu : « à cause de la violence ».

M. Pinard a lui-même donné des corrections physiques à des élèves.

Il a confirmé que l'Église prônait la correction physique des enfants, si nécessaire.

Il a avoué en contre-interrogatoire qu'il l'avait aussi appliquée à ses propres enfants.

Gabriel Cotnoir a pour sa part expliqué avoir congédié Claude Guillot quand il a constaté qu'il « exagérait », lors des corrections.

Guillot et lui avaient appris les rudiments de la correction lors d'une formation d'une semaine au Texas sur l'éducation chrétienne accélérée.

M. Cotnoir a indiqué que la correction devait être administrée « avec amour », selon les enseignements de la Bible pour que l'enfant « soit heureux ».

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