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Partielle dans Louis-Hébert : la grossesse d’une candidate devient-elle un enjeu?

Peut-on parler d'un nouvel enjeu dans l'élection partielle touchant la circonscription de Louis-Hébert? La candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) accuse ses adversaires d'utiliser sa grossesse contre elle. Geneviève Guilbault tient maintenant à rassurer les électeurs.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

La campagne électorale a repris dans Louis-Hébert à Québec après les départs dans la controverse des candidats libéral et caquiste, Éric Tétrault et Normand Sauvageau.

Un contexte particulier est toutefois apparu avec l’arrivée de Geneviève Guilbault. Selon l’ancienne porte-parole du Bureau du coroner, certaines questions circulent à son sujet, notamment sur la durée de son congé de maternité. Elle attend son bébé pour décembre.

Les principaux candidats nient tout

Lors d’un débat à l’émission 24|60 diffusée sur RDI, Mme Guilbault a déclaré : « Vous demandez ce qui nous distingue? J'apprenais que certains de mes adversaires tentent de dissuader les gens de Louis-Hébert de voter pour moi en prétextant que je suis enceinte. »

Appelés à réagir, ses principaux concurrents nient fermement soulever quoi que ce soit sur cette grossesse. « Je suis une mère de famille, j’ai déjà été enceinte, ça ne m’a jamais empêchée de travailler. Je ne vois pas c’est quoi le problème », a indiqué la candidate libérale, Ihssane El Ghernati.

Le candidat du Parti québécois, Normand Beauregard, a toutefois tenu à rappeler que Geneviève Guilbault avait d’abord été investie dans la circonscription de Charlesbourg. « Donc, le chef, M. Legault, lui a demandé cet effort supplémentaire, c’est difficile, insiste-t-il. Moi, je passe 12 heures par jour sur le terrain, c’est quelque chose qui est très exigeant. Conséquemment, je lui lève mon chapeau. »

Une grossesse qui ne laisse pas indifférent

Geneviève Guilbault souhaite non « pas profiter » de sa situation, mais l’utiliser « pour envoyer un message positif aux femmes ».

Si des électeurs y voient une chance pour elle « de comprendre les réalités des jeunes familles et de l[es] vivre à temps plein », comme l’exprime un citoyen rencontré, d’autres se posent davantage de questions.

« C'est bien beau qu’elle se présente, mais elle accouche dans deux mois. Ça va lui prendre son congé de maternité; quand est-ce qu'elle va être là? » se demande une autre électrice.

À ce genre de question, Mme Guilbault tient à rassurer les électeurs sur le fait que son projet politique est aussi un projet de famille et qu’elle entend réduire son congé de maternité à trois ou quatre mois. « On est en 2017. On a la chance d'avoir un congé parental. Dans mon cas, ce sera l'homme [son conjoint] », affirme-t-elle.

Cet enjeu à l'échelle de Louis-Hébert, s’il en est un, peut en surprendre plusieurs au moment où tous les partis plaident en faveur d'une plus grande présence des femmes en politique.

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