Retour

Pas de fusions forcées : les Commissions scolaires soulagées

La décision du gouvernement du Québec de renoncer à fusionner les commissions scolaires est accueillie favorablement par les commissions scolaires touchées.

Le ministre de l'Éducation, François Blais, a annoncé ce matin que son projet de loi consacrant la réforme des commissions scolaires, prévu pour l'automne, ne comprendrait aucune fusion forcée. Il souligne que la mesure ne permettait pas les économies espérées.

Dans la région, le scénario de fusion préoccupait notamment la Commission scolaire de la Capitale qui aurait perdu presque la totalité du quartier Limoilou au profit de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries.

La présidente de la Commission scolaire de la Capitale, Manon Robitaille, se réjouit de la volte-face du ministre.

« Ça [la fusion] avait beaucoup d'impacts humains, ça nous préoccupait énormément et on a toujours milité pour conserver l'intégralité du territoire. Donc, ce qu'on apprend ce matin, c'est une excellente nouvelle pour nous et pour notre clientèle », dit-elle.

Alain Fortier, président de la Commission scolaire des Découvreurs, se dit heureux de voir la fin de l'incertitude dans laquelle des commissions scolaires étaient plongées depuis deux ans.

Il souligne que les commissions scolaires pourront maintenant avancer dans leurs dossiers respectifs.

« On ne savait jamais sur quel pied danser. Là, je pense que le ministre fait un très bon geste pour rassurer les gens par rapport aux structures ».

Les élections scolaires toujours un enjeu

De son côté, la Fédération des commissions scolaires du Québec accueille tout de même avec prudence les déclarations du ministre de l'Éducation.

La méfiance de la Fédération s'explique par le fait que le ministre a précisé que des fusions de services ou de commissions scolaires pourraient être décrétées s'il le jugeait nécessaire pour la qualité et l'efficience des services aux élèves.

Selon la Fédération, le principal enjeu du projet de loi sur la gouvernance et la restructuration du réseau scolaire demeure l'abolition des élections scolaires et sur cette question, le gouvernement semble demeurer ferme.

Plus d'articles

Commentaires