Retour

Pas question de barricader les sites du Carnaval, affirme Labeaume

L'attentat meurtrier survenu au Centre culturel islamique est un geste isolé qui ne justifie aucunement de restreindre l'accès aux différents sites du Carnaval de Québec, croit Régis Labeaume.

Un texte de Louis Gagné

« Je pense que c’est une mauvaise idée de barricader les sites. On en a discuté cette semaine, ce serait de mauvais goût. Il ne faut pas oublier que c’est un individu qui a agi ainsi pour des raisons très, très particulières. Alors, il n’y a pas de complot, il n’y a pas de guerre », a déclaré le maire de Québec mercredi.

« Ce n’est pas l’État islamique hein? Il faut bien se comprendre. C’est un dénommé Bissonnette de Cap-Rouge, que beaucoup connaissent à Québec, qui visiblement a des problèmes psychologiques et qui a fait ça. Alors, il faut faire la différence », a-t-il ajouté.

Activités maintenues

Régis Labeaume a par ailleurs défendu la décision d’avoir maintenu les activités du Carnaval de Québec malgré l’attaque contre la mosquée située sur le chemin Sainte-Foy.

« Il faut se souvenir qu’il y a des éléments de base à Québec qui font que cette ville-là est heureuse et sécuritaire, qu’elle est prospère et que les gens y vivent bien, alors il ne faut pas tout perdre ça à cause des événements », a-t-il fait valoir.

M. Labeaume a précisé qu’il en avait discuté avec les représentants de la communauté musulmane et que ces derniers étaient d’accord avec la décision de ne pas annuler les activités du Carnaval.

« Ils ont dit : “Continuez, c’est important que ça continue.” Alors, on se comprend bien là-dessus. »

Événement rassembleur

La directrice générale du Carnaval de Québec, Mélanie Raymond, a abondé dans le même sens que le maire Labeaume. Elle a mentionné que les personnes qui perpètrent des attentats cherchent à isoler les citoyens, alors que la vocation du Carnaval est de rassembler les gens et de leur offrir « un petit peu de réconfort ».

« On a vu avec la vigile de lundi soir que les gens ont besoin de se rassembler autour de cet événement-là, puis appuyer la communauté qui a été touchée de très près par ces attentats-là. Donc, on demeure un lieu où les gens peuvent choisir de venir se rassembler puis amener un petit peu de couleur », a soutenu Mme Raymond.

Elle a ajouté que le Carnaval attirait « énormément de touristes » et que l’annulation des activités aurait entraîné des pertes économiques.

« On ne voulait absolument pas créer des dommages au niveau de l’achalandage touristique en annulant quoi que ce soit », a-t-elle dit.

Plus d'articles

Vidéo du jour


9 choses à savoir sur Meghan Markle