Pauline Marois s'est portée à la défense de Dominique Payette, qui a rendu public son rapport dans les médias de la ville de Québec. Quelques heures après son dévoilement, le rapport et son auteure se sont déjà attiré de nombreuses critiques.

Le rapport, Les médias à Québec, un enjeu capital, avait été commandé par l'ex-première ministre au lendemain de la défaite du Parti québécois en 2014. L'analyse devait se pencher sur la partisanerie politique de certains médias. Mais Dominique Payette conclut à un « régime de peur » créé par des radios d'opinions.

Le rapport décrit un acharnement de certaines radios contre le Parti québécois. Il soutient aussi que des groupes, tels que les assistés sociaux et les artistes, sont victimes du même traitement.

En entrevue avec Catherine Perrin, Pauline Parois a justifié le choix de Dominique Payette pour mener l'étude en la décrivant comme une femme d'« expérience » avec une « grande crédibilité ».

Selon elle, le fait que Dominique Payette ait été candidate du Parti québécois en 2014 ne la place pas en conflit d'intérêts.

« Peu importe que ce soit une femme engagée au plan politique, il reste que sur le fond des choses [...] je crois qu'elle fait une démonstration qui à mon point de vue peut être qualifiée d'objective », explique Pauline Marois.

Pauline Marois comprend pourquoi certains remettent son choix en question, mais elle estime que le mandat a été rempli avec succès. « Ça n'enlève rien à la vérité qu'elle met en lumière, aux faits qu'elle met en lumière dans ce document », conclut-elle.

Réactions à l'Assemblée nationale

Le ministre libéral responsable de la région de Québec, Sam Hamad, a réagi aux conclusions du rapport.

Selon lui, il n'existe pas de partisanerie qui favorise un parti plus que d'autres à Québec. Il estime avoir été lui-même visé par des critiques des radios d'opinion de Québec.

« Ce ne sont pas les opinions de tout le monde, mais c'est la liberté d'expression », dit le ministre.

Sam Hamad ne croit pas que les radios de Québec ont joué un rôle dans la défaite de 2014 du Parti québécois. « Le résultat des élections, ce n'était pas juste à Québec. Le résultat de l'élection du Parti québécois c'était à la grandeur du Québec. Ils ont perdu partout. »

Éric Caire, député de la Coalition avenir Québec, a été plus sévère dans sa critique du travail de Mme Payette, qualifiant le rapport de « tissu de conneries ».

« Comment une ancienne première ministre peut-elle utiliser des deniers publics pour se livrer à ce qui n'est rien d'autre qu'une opération de vengeance? », demande-t-il.

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