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Peindre les effets nocifs de l’humain sur la nature

Le peintre Martin Bureau a longuement réfléchi à la notion de catastrophe; il en a même fait le sujet d'une maîtrise en philosophie de l'art. Jusqu'au 1er avril, à la Galerie 3 de Québec, l'artiste présente le fruit de cette réflexion à travers une série de tableaux où la nature apparaît en péril.

L’exposition Les cycles d’essorage traite de l’anthropocène, un terme qui désigne l’ère marquée par l’empreinte laissée par l’activité humaine sur la Terre.

Pour Martin Beaulieu, cette ère dans laquelle nous vivons représente en quelque sorte une catastrophe; ses tableaux sont là pour en témoigner.

« Je prends du paysage, qui parle de la nature [...] et je l'agglutine à des traces de l'homme », explique l’artiste.

Un des tableaux de l’exposition dépeint, par exemple, une immense grande roue incrustée dans une montagne.

Un autre représente un manège qui se trouve en plein milieu d’une vaste étendue d’eau très agitée.

« On est tous conscient de l'impact qu'on peut avoir sur les écosystèmes, mais on continue à s'amuser quand même! », s’exclame le peintre.

Se renouveler, toujours

Martin Bureau n’en est pas à ses premiers faits d’armes; il a derrière lui plus d’une vingtaine d’expositions en solo. Pourtant, il est constamment en découverte.

Son exposition Les cycles d’essorage présente notamment des tableaux à l’aquarelle, un médium qu’il admet ne pas maîtriser parfaitement.

Parfois regardée de haut, l’aquarelle trouve en Martin Bureau un ardent défenseur. « Je veux "dé-matantiser" l’aquarelle », dit-il en rigolant.

L’aquerelle lui plaît pour une raison bien précise : une fois qu’une erreur a été commise, il est pratiquement impossible de la corriger. « Il n'y a aucune possibilité de repentir. Ce que tu fais, tu es pris avec. »

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