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Perquisition et arrestations à la boutique de cannabis de Québec

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a mis fin aux activités de la boutique Weeds, herbes et curiosités, rue Saint-Joseph, dans la Basse-Ville. Six personnes ont été arrêtées et deux autres font l'objet d'un mandat d'arrestation.

Les huit individus seront vraisemblablement accusés de possession de stupéfiants en vue d'en faire le trafic et de trafic de stupéfiants. Les clients qui ont fréquenté le magasin depuis son ouverture, le 20 juin, n'ont cependant rien à craindre.

« Aucun client n'a été arrêté. Aucun client ne fera partie d'une enquête à venir. Ce sont le propriétaire et les gens qui opéraient le commerce qui ont été arrêtés ce matin », explique l'enquêteur Sylvain Gagné.

La rue Saint-Joseph Ouest a été fermée à la circulation pendant plusieurs heures entre les rues Saint-Vallier et d'Argenson pour la durée de l'opération.

Le SPVQ précise avoir saisi une quantité non définie de cannabis et une panoplie de produits dérivés contenant du THC.

Commerce illégal

Le SPVQ souligne que la vente de cannabis est toujours illégale, même si le gouvernement fédéral a annoncé qu'il déposerait un projet de loi pour légaliser cette drogue au printemps 2017.

L'enquêteur Sylvain Gagné soutient qu'il s'agit d'un enjeu de santé et de sécurité publique notamment parce que l'entreprise ne détenait aucun permis de Santé Canada.

« Il y a des produits qui sont vendus là et qui ne sont pas homologués par Santé Canada. Il y a, oui, du cannabis. Il y a différents produits dérivés et au niveau sécurité publique, au niveau santé publique, on devait faire une intervention. »

L'enquêteur ajoute que le SVPQ a ouvert son enquête dès l'ouverture du magasin en juin et que de nombreuses plaintes ont été déposées contre le commerce.

La chaîne Weeds Glass & Gifts compte 28 magasins en Colombie-Britannique, à Toronto et à Ottawa.

Clients déçus

Les clients venus s'approvisionner en cannabis ont dû rebrousser chemin, déçus de voir la descente antidrogue alors qu'Ottawa s'apprête à légaliser le cannabis.

« Je trouve ça plate parce que tu pouvais en acheter quand même légalement à la place d'en acheter à quelqu'un dans la rue », a commenté Éric Marcotte qui a une prescription de cannabis médical pour des maux de tête chroniques et un problème d'agressivité.

Un client en fauteuil roulant, qui a préféré ne pas s'identifier, est quant à lui convaincu que d'autres magasins du genre verront le jour à Québec.

« Ce n'est qu'une question de temps », a-t-il laissé tombé en soutenant que les patients devraient avoir le droit de choisir le traitement qui leur convient.

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