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Pétition de 20 000 noms pour une rémunération des internes en psychologie

Deux semaines après le début du boycottage de leur internat, les doctorants en psychologie ont déposé une pétition de près de 20 000 noms, mercredi matin, à l'Assemblée nationale. Ils estiment que « le gouvernement Couillard a assez tergiversé » au sujet de leur demande d'obtenir un salaire pendant leur internat.

Un texte d'Alexandre Duval

La pétition, qui demande au gouvernement du Québec de « rendre obligatoire une juste rémunération des doctorants en psychologie au Québec », a été déposée par la députée péquiste porte-parole en matière de santé, Diane Lamarre.

À son avis, le gouvernement du Québec doit obtempérer pour mettre fin à ce qu'elle qualifie d'« iniquité envers les Québécois ». Diane Lamarre affirme que la rémunération des doctorants en psychologie pourrait être assortie de l'obligation d'oeuvrer dans le système public pendant quelques années.

Les doctorants en psychologie jugent qu'ils accomplissent 80 % du travail d'un psychologue diplômé, pendant leur internat. Ils avancent également qu'ils sont les seuls en Amérique du Nord à n'avoir aucune reconnaissance pécuniaire pour le travail qu'ils accomplissent. Selon eux, la moyenne canadienne s'élève à environ 31 000 $.

Pour le président de la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP), il est grand temps que ce dossier se règle une fois pour toutes au Québec.

Un rapport, commandé par le gouvernement Couillard auprès de l'ex-président de l'Ordre des psychologues du Québec Luc Granger est en préparation sur la question. Il doit toujours être livré en octobre, confirme l'attaché de presse de la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David.

Or, selon Eddy Larouche, le boycottage en cours des internats et de certains stages en psychologie dans six universités du Québec aurait pu être évité.

« Les délais qu'on déplore le plus, c'est ceux avant l'attribution du contrat au Dr Granger pour faire le rapport. Si ça avait été fait un mois plus tôt, on aurait pu être en train de négocier en ce moment », croit-il.

Eddy Larouche affirme que la mobilisation des étudiants est bonne et que « le boycott ne lâche pas tant qu'on n'a pas une entente ». Il est toutefois conscient que la réponse du gouvernement pourrait se faire attendre encore plusieurs semaines après le dépôt du rapport Granger.

« Je pense que là où ça va devenir plus corsé pour les doctorants de toutes les universités, c'est quand on va arriver vers la fin octobre, début novembre, où il y a des dates limites d'abandon sans échec. »

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