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Pharmaciens et infirmières bientôt coroners ?

La profession de coroner qui est présentement réservée aux avocats, notaires et médecins pourrait devenir accessible aux infirmiers, infirmières et aux pharmaciens. Le Bureau du Coroner du Québec a confirmé à Radio-Canada que cette proposition « était à l'étude au ministère de la Sécurité publique. »

Texte de Maxime Corneau

La directrice des communications du ministère n'a pas voulu cependant s'avancer sur la question. Marie-Ève Pelletier affirme que « la nouvelle coroner en chef aura l'occasion de se pencher sur ce dossier au courant des prochains mois. » En poste depuis le 5 mars dernier, Me Pascale Descary succède à Me Catherine Rudel-Tessier.

L'Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ) accueille favorablement cette ouverture. Patrick Boudreault, le directeur des affaires externes de l’OPQ estime que les pharmaciens ont beaucoup à offrir aux enquêtes.

« Le médicament est impliqué assez fréquemment dans les rapports de coroner, parfois l’Ordre des pharmaciens est interpelé. » Selon M. Boudreault, au cours de la semaine dernière seulement, l’influence de la médication a été citée dans 11 rapports d’enquête du Bureau du coroner.

Patrick Boudreault croit que l’expertise des pharmaciens pourrait être utile à plusieurs égards. « Les pharmaciens permettraient d’avoir des recommandations qui seraient en lien et en phase avec le circuit et la gestion du médicament », insiste-t-il.

La « vision globale » des infirmières

La présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) confirme pour sa part que la volonté d'élargir l'accès à la profession a déjà été évoquée par l'ancienne coroner en chef, Me Catherine Rudel-Tessier. « On a exploré ça il y a quelques mois », précise la présidente de l'OIIQ, Lucie Tremblay.

« Je pense que c’est une idée intéressante, puisque l’infirmière a une vision globale. Elle a une vision de soins infirmiers où elle voit la personne dans son environnement et sa famille ». Selon Mme Tremblay, cette « vision globale » pourrait facilement être transposée et servir aux enquêtes sur la mort d'individus.

Le ministère de la Sécurité publique n'a pas avancé d'échéancier dans ce dossier.

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