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Philippe Boucher se défend de faire l'apologie des batailles

Si c'était à refaire, Philippe Boucher choisirait d'autres mots où il enverrait tout simplement son entraîneur adjoint, Martin Laperrière, rencontrer les journalistes après le match. Le point de presse de l'entraîneur des Remparts après la défaite de son équipe samedi soir dernier contre les Sea Dogs de Saint-Jean a suscité bien des réactions.

Un texte de Jean-Philippe Martin

À la toute fin du point de presse de 11 minutes au cours duquel Boucher se plaignait que les Remparts étaient une équipe souvent punie injustement par les officiels de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), son commentaire sur les comportements prônés par la ligue sur la glace a retenu l'attention.

« On veut de beaux petits étudiants, bien habillés, polis, qui ont de bonnes notes. Mon gars est poli, gentil et il a de bonnes notes, mais j'aime ça en "sacrament" [sic] quand il se beurre le nez, qu'il se bat comme ce soir [samedi] et qu'il fait un "bum" de lui sur la glace. Et ce n'en est vraiment pas un. Un gouverneur est venu me voir et m'a dit que les petits étudiants parfaits, c'est assez. Ça vide nos arénas. Ce n'est pas moi qui l'ai dit, c'est un gouverneur qui est au comité exécutif », a-t-il dit samedi.

Philippe Boucher réagissait aux propos tenus par l'ancien directeur général des Tigres de Victoriaville, Jérôme Mésonéro, vendredi sur les ondes du FM93, concernant la baisse d'assistance cette saison dans la LHJMQ.

Mésonéro expliquait que la LHJMQ suscite moins d'intérêt auprès des amateurs, entre autres parce qu'elle ne pense qu'à protéger son image. Selon lui, pour s'éviter une mauvaise presse, elle s'éloigne d'un style de jeu plus robuste et muselle ses entraîneurs. La recette parfaite, selon Mésonéro, pour tuer la rivalité entre les équipes.

Des mots mal choisis

Philippe Boucher estime avoir mal choisi ses mots en commentant les propos de Mésonéro. L'entraîneur des Remparts prône du jeu physique, intense, mais il se défend de faire l'apologie de la bagarre.

« Jamais dans aucun de mes commentaires que j'ai dit l'autre soir qu'avec plus de bagarres, il y allait avoir plus de monde. Ce que j'ai dit, c'est qu'on est concentré énormément sur l'image. On aime le petit étudiant parfait, mais le petit étudiant parfait que j'ai cité l'autre jour, qui est mon fils, a le droit de jouer d'une certaine manière. Ça, c'est la réalité du hockey et ça ne changera pas. »

Philippe Boucher rencontrera le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, le 23 novembre. Il est temps que les deux hommes se parlent aux dires de Boucher, qui précise que ses relations sont bonnes avec les dirigeants du circuit. Boucher s'attend à ce que ses mots lui valent une réprimande, mais réclame quand même un droit de parole.

« En fin de semaine passée, probablement que je suis allé trop loin, il va y avoir des conséquences. Mais, il faut avoir une certaine liberté d'expression dans un sport où les gens sont passionnés, puis, je le redis, mon choix de mots était ordinaire par moments. Je m'en excuse, puis je vais faire attention, mais pour le reste, c'est un feeling général qu'on est limité dans ce qu'on est capable de dire ou ce qu'on devrait dire. »

Philippe Boucher a déjà été mis à l'amende par la LHJMQ. Ses propos sur l'arbitrage lors du tournoi de la Coupe Memorial en mai dernier lui avaient coûté 10 000 $.

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