Retour

Philippe Marois : d'olympien à chauffeur d'autobus du RTC

Certains clients du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ont pu vivre la fièvre olympique au cours des derniers jours en montant à bord de l'autobus conduit par l'ex-olympien Philippe Marois.

Un texte de Carl Marchand et Léa Beauchesne

En 2002, à 21 ans, Philippe Marois a pris part aux Jeux olympiques de Salt Lake City dans l'épreuve de 1500 mètres en patinage de vitesse longue piste.

« C'était l'accomplissement d'une belle carrière au niveau junior que j'avais eu fin des années 1990, début 2000, qui m'a amenée très jeune aux Olympiques. Ça a été une expérience assez incroyable », se remémore-t-il.

Marois avait terminé 28e à l'époque.

« On a différents objectifs. Il y en a qui veulent leur médaille olympique. Il y en a qui veulent se rendre aux Olympiques. Moi, au moment ou j'ai fait les Jeux, je n'avais pas de chance pour des médailles. »

Passionné d'automobiles et de conduite, Marois a voulu mettre ses intérêts à profit en devenant chauffeur d'autobus au RTC. Il dit n'avoir jamais manqué un seul quart de travail en carrière.

« Il n'y a pas un client qui n'a pas son bonjour avec moi! » raconte fièrement le chauffeur.

Le souvenir des Jeux demeure très présent pour le natif de Québec. Si bien qu'il n'a pas hésité à orner l'autobus qu'il conduit d'articles à l'effigie de la délégation canadienne.

« J'ai toujours été fier d'être de l'équipe nationale, d'être canadien, d'afficher mes couleurs. C'est sûr que si le 15 mai, j'affiche ça dans mon autobus, la signification peut-être différente. Par contre, pendant les olympiques, on peut afficher nos couleurs et être fiers de notre délégation. »

Pour la première fois cette année, Philippe Marois a pu partager l'émotion qu'il ressent lors des Olympiques d'hiver avec sa fille de 4 ans.

« Ça vient me chercher là! C'est quelque chose que je vais vivre vraiment différemment avec mon enfant de quand je les écoutais tout seul dans mon salon. Si je peux juste inculquer quelques petites valeurs sportives à mon enfant, ce serait incroyable », lance-t-il.

Marois promet de poursuivre la tradition de décorer son autobus lors des prochains jeux. Pour l'heure, son initiative est

« J'ai eu des sourires, j'ai eu des bonjours que je n'ai pas d'habitude, mais je n'ai pas eu de discussion encore. On va voir si ça attire beaucoup de commentaires la semaine prochaine! »

Plus d'articles

Vidéo du jour


Légalisation du cannabis: 6 choses essentielles à savoir