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Pistes d'atterrissage : l'aéroport de Québec suivra les exigences de Transports Canada

L'Aéroport international Jean-Lesage affirme que ses pistes d'atterrissage sont sécuritaires, mais est disposé à suivre les exigences de Transports Canada si l'organisme fédéral décide d'appliquer les recommandations du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).

Le BST estime que les normes canadiennes sont insuffisantes. À la suite d'une enquête sur un atterrissage raté à l’aéroport Pearson de Toronto, en août 2005, le BST a fait une série de recommandations à Transports Canada.

L’une d’elles est d'ajouter des aires de sécurité de 300 m à chaque extrémité des pistes des grands aéroports canadiens, comme le suggère l’Organisme de l’aviation civile internationale (OACI). Cette recommandation n’est toujours pas appliquée par le gouvernement canadien.

Si Transports Canada répond aux pressions du BST, l’Aéroport international Jean-Lesage assure disposer de l’espace nécessaire pour prolonger ses pistes.

« On a un dégagement de 300 m sans problème. Ça avait été demandé dans le cas où il y avait un obstacle dans la longueur de piste. À Québec, on n'a pas d'obstacle », affirme Mathieu Claise, le directeur des communications à l'aéroport de Québec.

Pistes sécuritaires

Mathieu Claise assure toutefois que les pistes de l'aéroport sont totalement sécuritaires actuellement.

« À l'Aéroport international Jean-Lesage de Québec, on est tout à fait conforme à la réglementation de Transports Canada », dit-il.

Il ajoute qu’un accident comme celui survenu à Toronto ne pourrait pas se produire à Québec. « L'avion poursuivrait sa course dans le gazon en bout de piste », explique Mathieu Claise.

Modifications coûteuses

L’application de la recommandation du BST entraînerait néanmoins d’importants investissements pour l’aéroport de Québec, puisque des travaux de pavage, d’éclairage et de signalisation devraient notamment être effectués.

L’Aéroport international Jean-Lesage soutient qu’il appliquera la recommandation du BST seulement si elle devient une norme canadienne.

Transports Canada affirme analyser la question, mais ne s’avance pas quant à savoir si la réglementation sera modifiée.

Présentement, moins de 5 % des grands aéroports canadiens répondent à cette norme. C’est le cas des aéroports de Montréal, Ottawa et Vancouver. Aux États-Unis, 97 % des aéroports sont conformes à la réglementation internationale.

Au total, plus d’une cinquantaine de recommandations du BST, dont 39 touchant le secteur aérien, restent toujours en suspens.

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