Les mises en chantier de logements locatifs se sont multipliées en 2015 dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, tandis que la demande risque de ralentir. C'est le constat fait par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) dans son dernier rapport.

L'an dernier, près de 2500 unités de logements locatifs ont été mises en chantier dans la région. Il s'agit d'un niveau important comparativement aux années précédentes, affirme Élisabeth Koulouris, analyste principale à la SCHL.

« De 2005 à 2014, on était plutôt dans une moyenne annuelle autour de 1000, donc c'est vraiment une activité importante qui a été constatée. »

Toutefois, les demandes de nouveaux ménages locataires ont tendance à diminuer, souligne la SCHL qui se base sur les données démographiques.

Dans ce contexte, les promoteurs font face à un risque de construction excessive s'ils poursuivent les mises en chantier à ce niveau, mentionne Mme Koulouris.

« Déjà du côté de Québec, on note qu'il y a une hausse du taux d'inoccupation, donc c'est un marché qu'on suit de près, c'est un marché pour lequel il y a quand même un risque de construction excessive. »

Taux d'inoccupation en hausse

Avec un taux d'inoccupation, mesuré en octobre, qui est passé de 3,1 % en 2014 à 4 % en 2015 et qui continuera d'augmenter, les propriétaires feront donc face à davantage de concurrence pour louer leurs logements. Le marché pourrait favoriser les locataires.

« Si on se place du côté des locataires, ça fait une offre plus importante, il y a plus de choix », résume Mme Koulouris.

Actuellement, selon la SCHL, le loyer mensuel moyen pour un logement de deux chambres dans la région de Québec est de 788 $. Le prix moyen a augmenté dans les dernières années avec l'augmentation du nombre de logements neufs.

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