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Plus de policiers dans les sentiers de motoneige

Dans le but de réduire le nombre d'accidents mortels en motoneige dans la province, la Sûreté du Québec (SQ) met les bouchées doubles pour renforcer la sécurité dans les sentiers. Une opération de surveillance accrue se déroule simultanément à plusieurs endroits cette fin de semaine.

C’est notamment le cas à Saint-Agapit, dans Chaudière-Appalaches. Samedi et dimanche, des policiers vont effectuer de la surveillance pour limiter les principaux risques de collision.

Tous les motoneigistes subiront une vérification de routine et si quelque chose fait défaut, ils peuvent alors recevoir un constat d'infraction. La SQ peut aussi faire des avertissements qui restent inscrits au dossier des motoneigistes fautifs pendant deux ans.

« On parle entre autres de la vitesse dans les sentiers; les limites sont de 70 kilomètres à l’heure. Ensuite, faire respecter la signalisation […] Également, ils vont surveiller la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue », explique Christine Coulombe, porte-parole de la SQ.

Les policiers vérifieront aussi la conformité des équipements des motoneigistes ainsi que la validité de leurs permis, de leurs assurances et de leurs immatriculations.

Le but de l’opération […] c’est vraiment d’augmenter le sentiment de sécurité des motoneigistes, faire voir qu’on est présent.

Christine Coulombe, porte-parole de la Sûreté du Québec

La SQ prévoit faire plus de 220 sorties cette fin de semaine ainsi que les 21 et 22 janvier.

Cette présence accrue comble les attentes de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec; plusieurs patrouilleurs bénévoles disaient se sentir un peu seuls à parcourir les sentiers pour assurer la sécurité des usagers.

On fait le travail qu'il faut faire, nous, en tant que patrouilleurs. Par contre, quand c'est un policier [...] peut-être que la témérité des gens va descendre d'un cran par rapport à un patrouilleur.

David Fortier, Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

« Ce qu’on fait beaucoup, c’est de la vérification de vignette, plaque, miroirs, ces choses-là, pour que les motoneiges soient en loi, dit Mario Rousseau, patrouilleur pour le Club de motoneige des Plaines. On vérifie les enregistrements, les assurances. »

Depuis le début de la saison de motoneige, la SQ rapporte deux accidents mortels sur son territoire. L’année dernière, le bilan s’élevait à 21 morts.

Des opérations renforcées à l’année

La SQ indique par ailleurs que leurs opérations de surveillance des activités récréotouristiques seront renforcées non seulement pour la motoneige en hiver, mais aussi tout au long de l’année.

Des unités de policiers ont été créées à cet effet. Ils se consacreront à cette tâche à temps plein alors qu’auparavant, ces officiers de la SQ se voyaient aussi confier d’autres tâches.

« On parle de policiers qui vont faire des opérations en motoneige l’hiver. L’été, ce peut être par exemple sur les plans d’eau. Entre les deux saisons, ce peut être du quad », illustre Christine Coulombe.

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