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Polar : un quatrième roman pour Richard Ste-Marie

Professeur en arts visuels à l'Université Laval pendant 30 ans, Richard Ste-Marie a pris sa retraite en 2000 avec un projet en tête, écrire des romans policiers. Il publie ces jours-ci son quatrième roman.

Un texte d' Anne-Josée Cameron

Son premier roman, Le ménage rouge, paraît en 2008. Il est suivi de L'Inaveu en 2012 pour lequel l'écrivain reçoit le Prix Coup coeur du Festival de roman policier de St-Pacôme, et de Repentir(s) en 2014.

Le Blues des sacrifiés est son quatrième roman, la quatrième enquête de l'inspecteur montréalais Francis Pagliaro.

Richard Ste-Marie a créé une série autour du personnage de Francis Pagliaro un enquêteur hors-norme, un mélomane épris de Schubert. L'écrivain dit s'être construit un policier à son goût : « Je me suis fait un policier gentleman, qui aime sa femme depuis 25 ans, qui lit, qui est propre de sa personne, un gentleman, intellectuel ».

Dans Le Blues des sacrifiés, Pagliaro tente d'élucider le meurtre de son collègue, une enquête qui le mènera au professeur de musique Francis Collard, dont la femme semble avoir été abattue sans raison dans sa maison de Québec.

Souffrance, musique et crime organisé constituent ici le canevas d'une enquête bien ficelée dont les ramifications iront jusqu'en Russie et au Liban.

En toile de fond, le monde de la musique et les gens qui y évoluent. Des détails tirés du passé de l'écrivain, autrefois saxophoniste : « C'est ma vie, j'ai 70 ans, j'ai payé mes études avec ça. J'ai une formation classique, mais j'ai aussi joué dans la rue et pour le Cirque du Soleil, sans compter que je suis mélomane. »

Ces détails étoffent l'intrigue et enrichissent le roman, qui du coup, nous offre une autre perspective du monde de la musique.

Le Blues des sacrifiés est un polar riche en ce sens qu'il dépasse le simple roman policier pour raconter la vie des gens comme vous et moi. D'ailleurs, l'écrivain ne s'en cache pas. Il s'inspire de celles et de ceux qu'il connaît pour construire ses récits.

« Les écrivains, je le dis souvent, sont des voleurs et des menteurs. C'est ça notre métier. »

L'écrivain travaille présentement à une nouvelle mettant en vedette Francis Pagliaro, nouvelle qui sera publiée dans le numéro 60 de la revue Alibis.

Le Blues des sacrifiés est publié chez Alire

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