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Pont de Québec : coordonner les travaux pour réaliser des économies

Le comptable Mario Bédard, qui est chargé de développer un nouveau modèle d'affaires pour assurer l'avenir du pont de Québec, croit que la coordination de tous les travaux effectués sur la structure permettrait de réaliser des économies.

M. Bédard a présenté mardi ses conclusions préliminaires en attendant son rapport final, prévu à la fin janvier.

L’associé chez la firme Mallette a constaté que le pont de Québec comptait de nombreux utilisateurs-payeurs, dont le Canadien National et le ministère des Transports, ce qui rend sa gestion plus complexe. Si le service rapide par bus (SRB) voit le jour, les villes de Québec et de Lévis s’ajouteront à cette liste.

D’après Mario Bédard, la coordination des travaux permettrait de réduire les coûts d’entretien du pont de Québec. Il donne en exemple la réfection de la voie carrossable, qui pourrait coûter plus de 100 millions de dollars au ministère des Transports.

Or, en y faisant coïncider les travaux de peinture, cela « nous permettrait probablement de faire des économies », affirme M. Bédard.

Ce dernier a étudié les coûts des travaux de peinture du pont Forth, en Écosse, établis à 210 millions de dollars. Une facture beaucoup moins élevée que ceux prévus sur le pont de Québec, qui sont évalués à 400 millions. Selon Mario Bédard, le pont écossais est deux fois et demie plus long que celui de Québec. Il est toutefois moins large.

En comparaison, la démolition du pont de Québec coûterait 325 millions de dollars, selon des calculs remis au comptable agréé.

Plusieurs scénarios à l’étude

M. Bédard n’écarte pas la création d’une société de gestion, comme c’est le cas pour les ponts Champlain et Jacques-Cartier, à Montréal. Le péage est aussi examiné.

« Toutes les alternatives sont sur la table. Quand on regarde le Golden Gate à San Francisco, il y a du péage », note M. Bédard.

En plus du Golden Gate et du pont Forth, d’autres structures sont étudiées l’équipe du comptable, dont le pont Brooklyn, à New York, et le pont Harbor, à Sydney.

« On finit toujours par des centres d’observation, des tours guidés, des observatoires, ça devient des sites touristiques importants et des revenus sont tirés de ces sites. […] En Australie, les gens peuvent payer jusqu’à 300 dollars pour escalader le pont », fait remarquer Mario Bédard.

Une solution en 2017

La Chambre de commerce et d’industrie de Québec, qui a mandaté la firme Mallette, espère qu’une solution sera trouvée en 2017, année qui marquera le centième anniversaire du pont.

« Dans le cadre du centième anniversaire, le 20 septembre 2017, on souhaiterait bien que la solution soit déjà alignée pour l’avenir du pont de Québec », indique le président et chef de la direction, Alain Aubut.

L’organisation, qui a chapeauté le Forum sur l'avenir du pont de Québec en novembre dernier, a bon espoir que la nouvelle vision qui sera suggérée donnera un nouvel élan au pont.

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