Retour

Pont de Québec : Justin Trudeau refuse de s'avancer

Le premier ministre Justin Trudeau convient que le pont de Québec est un symbole de fierté pour la Capitale-Nationale, mais refuse de dire si son gouvernement est prêt à mettre davantage que les 75 millions de dollars déjà sur la table pour lui refaire une beauté.

« On est en train de travailler sur ce dossier. On en aura plus à dire en temps et lieu », a déclaré Justin Trudeau, en marge du congrès annuel de la Fédération canadienne des municipalités, auquel participe le maire de Québec, Régis Labeaume, à Winnipeg.

Sans s'avancer sur les moyens, il dit vouloir « être un partenaire pour collaborer avec la municipalité, avec la province dans cet enjeu ».

Justin Trudeau ne laisse toutefois pas entendre qu'il en fait une priorité. Son gouvernement travaille sur ce dossier « comme sur bien des dossiers à travers le pays », a-t-il mentionné.

Le maire de Québec croit qu'il est temps que le premier ministre s'immisce dans les discussions. « Comme pays, est-ce qu'on est suffisamment fier pour prendre soin de ces oeuvres patrimoniales de nature nationale? J'en suis convaincu. Et il me semble assez inévitable que le premier ministre s'en mêle éventuellement pour aider le ministre [Jean-Yves] Duclos », a-t-il affirmé de Winnipeg.

Il dit « encourageant » de voir que Justin Trudeau connaît le dossier.

Le premier ministre se prononçait pour la première fois sur le dossier litigieux entre la Ville de Québec et Ottawa, depuis que le gouvernement Trudeau a convenu qu'il était impossible d'obliger le Canadien National, propriétaire du pont, à payer sa part de la facture pour repeindre la structure quasi centenaire.

Une nouvelle méthode à l'étude

Régis Labeaume a donné quelques précisions sur la technologie qui serait moins coûteuse et que la Ville étudie pour repeindre le pont.

Le Soleil révélait vendredi matin que des tests seront effectués sur des pièces d'acier du pont par des chercheurs de l'Université Laval et du Centre de métallurgie du Québec. Selon le quotidien, la nouvelle méthode, proposée par la firme de génie-conseil Tetra Tech, consiste à utiliser un fusil à aiguilles pour enlever la vieille peinture et la rouille, puis à appliquer un revêtement élastomère à base d'eau, comme celui utilisé sur le pont Golden Gate, à San Francisco.

« On a demandé au CN de nous fournir des parties de la structure du pont qu'ils ont dû changer parce qu'elles étaient rouillées. On a des tests mécaniques et chimiques à faire sur ces pièces avec la nouvelle technique qui existe », a précisé Régis Labeaume.

Le maire croit à l'efficacité de cette méthode, même si elle n'a pas été retenue par le ministère fédéral des Transports et le CN. « Quand les gens ne veulent pas payer, ils ne pourront pas dire que c'est une bonne technologie. C'est pour ça qu'on procède avec une démarche très scientifique. On fait ça dans les règles de l'art. [...] On veut que ça se règle, alors peut-être qu'on est plus objectif sur cette expérimentation-là. »

Sans vouloir avancer de chiffres pour l'instant, le maire soutient que la nouvelle méthode est « beaucoup moins cher » que les 400 millions actuellement avancés.

Jeudi, le maire de Québec a obtenu l'assurance qu'une deuxième rencontre aura lieu entre les différents paliers de gouvernement. Le CN y sera aussi convié.

En campagne électorale, les libéraux avaient promis de trouver une solution d'ici le 30 juin, sans quoi ils prendraient « leurs responsabilités ».

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine