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Pont de Québec : la Ville analyse une méthode moins coûteuse

La Ville de Québec étudie une « nouvelle méthode » qui pourrait permettre de repeindre le pont de Québec à un coût moindre que les 400 millions de dollars avancés cette semaine par le ministre des Transports, Jacques Daoust.

De Lausanne où il est en mission, le maire de Québec, Régis Labeaume, a soutenu avoir reçu une offre d'une entreprise qui serait moins dispendieuse.

« Avec nos ingénieurs, nos chimistes, on regarde la proposition qui nous a été faite par une entreprise, qui coûterait moins cher visiblement. On ne sait pas ce que ça va donner », a commenté le maire.

Jacques Daoust a affirmé mardi que la facture atteindrait entre 200 millions et 400 millions de dollars, mais que la limite supérieure semblait plus probable.

L'an dernier, le maire de Québec avait mis en doute une estimation semblable obtenue par la firme d'ingénierie Roche, qui avait été mandatée par le Canadien National (CN) pour évaluer la facture de la peinture du pont.

Bien qu'il pense que la facture pourrait être moins salée, Régis Labeaume ne remet pas en question l'évaluation du gouvernement provincial. « C'est le consensus qu'il y a eu entre les professionnels, alors j'ai confiance en eux, mais je n'ai pas confiance au CN », a laissé tomber le maire.

Lehouillier « optimiste »

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, demeure pour sa part « optimiste » quant à la possibilité qu'une entente soit conclue entre le CN, propriétaire du pont, et les gouvernements. « Mes derniers contacts avec les autorités fédérales m'indiquent qu'il faut voir le dossier positivement », dit Gilles Lehouillier.

Il attend la prochaine rencontre entre les parties impliquées dans le dossier pour évaluer les scénarios possibles. « Les résultats des études vont nous être présentés, le coût des travaux. Par la suite, j'imagine qu'on va enclencher les discussions sur un scénario potentiel de réalisation des travaux. En tout cas, c'est ce que j'espère », ajoute le maire Lehouillier.

La Ville de Lévis se dit prête à payer une part de la facture, mais veut que le CN en assume aussi une partie.

La date de la deuxième rencontre entre le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial, les villes et le CN n'est toutefois pas fixée. Le cabinet du ministre fédéral des Transports n'a pas pu préciser mercredi si elle se tiendra d'ici juin.

En campagne électorale, le Parti libéral de Justin Trudeau s'était engagé à « prendre des dispositions appropriées » si l'impasse perdurait au-delà du 30 juin.

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