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Pont de Québec : « le ministre Duclos doit se battre », dit Labeaume

« Pour changer les choses en politique, il faut se battre et déranger. » Régis Labeaume a servi une petite leçon de politique, jeudi, au ministre fédéral Jean-Yves Duclos pour l'inciter à ne pas renoncer à l'engagement du fédéral de régler le dossier du pont de Québec.

Le maire Labeaume refuse de croire que le gouvernement fédéral ne peut rien faire sur le plan légal pour forcer le Canadien National, propriétaire du pont, à investir pour repeindre la structure.

Selon lui, il s'agit plutôt d'une question de volonté de la part de Jean-Yves Duclos qu'il a accusé, mercredi, « d'avoir roulé la région de Québec dans la farine. »

Le maire Labeaume souligne que le ministre responsable de la région de Québec siège au comité des priorités du gouvernement libéral et qu'il est bien placé pour faire bouger le dossier auprès du premier ministre Trudeau.

« Il doit accepter de déranger. Les nouveaux politiciens, souvent, ils se font bouffer par la bureaucratie. Visiblement, il s'est fait bouffer par la bureaucratie. Il est capable de gagner cette bataille-là. »

Le maire précise qu'il est prêt à se battre aux côtés du ministre Duclos pour que la peinture du pont de Québec soit à l'agenda du gouvernement. Régis Labeaume répète qu'on n'arrive à rien sans un certain entêtement. Il cite en exemple l'amphithéâtre de Québec qui a été construit malgré des critiques.

Deuxième rencontre « exigée »

Régis Labeaume souhaite par ailleurs la tenue d'une deuxième rencontre avec le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, et le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, pour discuter du pont.

« Ces gens-là dernièrement avaient dit : "il va y avoir une deuxième rencontre". On exige une deuxième rencontre ! », a-t-il lancé.

En entrevue à l'émission Première heure plus tôt, le ministre Jean-Yves Duclos a maintenu que le fédéral a respecté ses engagements dans le dossier du pont Québec soulignant qu'il ne pouvait rien faire de plus. La balle est maintenant dans le camp des maires de Québec et Lévis qui doivent décider si repeindre le pont demeure une priorité.

Le ministre réaffirme que les 75 millions promis par le gouvernement fédéral tiennent toujours. Cependant, la « marche est élevée » pour recueillir les 350 à 400 millions de dollars nécessaires pour repeindre le pont.

« Si on veut aller de l'avant pour repeindre le pont de Québec, il faut d'autres acteurs. Ce qui nous amène à conclure que les fonds publics sont les seuls disponibles », a conclut le ministre.

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