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Pont de Québec : Ottawa « ouvert » à une deuxième rencontre

Le gouvernement fédéral se dit ouvert à tenir une deuxième rencontre avec les élus de la région pour faire le point dans le dossier du pont de Québec, mais aucune solution n'est envisagée pour payer les coûts d'une nouvelle peinture évaluée à 400 millions de dollars.

« On est définitivement ouverts à ce qu'il y ait d'autres rencontres pour voir comment on peut aller de l'avant », a affirmé le député libéral Joël Lightbound, en entrevue téléphonique.

Au lieu du ministre responsable du dossier, Jean-Yves Duclos, c'est son collègue le député de Louis-Hébert qui a répondu aux questions de Radio-Canada. Joël Lightbound s'est dit « prêt à [se] battre pour assurer la pérennité du pont », répondant ainsi aux attaques du maire Régis Labeaume.

Mais il s'en remet aux études qui disent que le pont est sécuritaire, faisant de la peinture un enjeu seulement  esthétique.

Le gouvernement fédéral, qui a constaté qu'il ne pouvait contraindre le Canadien National - propriétaire du pont - à payer une partie de la peinture, refuse de mettre plus que les 75 millions déjà sur la table.

Plus tôt, le maire en avait remis, affirmant qu'il en va de la crédibilité du ministre et député de Québec, Jean-Yves Duclos. « Il y a une question d'intégrité pour lui, une question de réputation politique. On a besoin d'un ministre fédéral solide », a affirmé Régis Labeaume.

M. Lightbound défend son collègue et son gouvernement. « Les conservateurs n'ont pas donné un coup de peinture sur le pont pendant les 10 années où ils étaient au pouvoir, ils n'ont pas investi dans l'amphithéâtre qui a coûté 400 millions et je n'ai jamais entendu le maire Labeaume attaqué aussi sévèrement les conservateurs », a-t-il lancé.

Le maire a laissé entendre que si le pont était dans la Ville Reine, par exemple, plutôt qu'à Québec, le dossier se règlerait autrement. Agnès Maltais, députée péquiste de Taschereau, est du même avis.

« Si ce pont-là était à Toronto, ça se règlerait et ce serait déjà réglé. Combien de promesses brisées envers les Québécois, envers les gens de Québec, on va endurer encore », dit-elle.

Le ministre provincial des Transports a réitéré que ce dossier ne peut se régler en travaillant de « façon isolée ». « Le fédéral nous a dit, on va le régler, j'ai bien hâte de voir ça », a brièvement commenté Jacques Daoust.

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