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Port de Québec : le gouvernement Couillard « abdique ses responsabilités »

La députée péquiste Agnès Maltais accuse le gouvernement Couillard d'« abdiquer » en acceptant de soumettre l'évaluation environnementale du projet d'agrandissement du Port de Québec à une agence fédérale, plutôt qu'au Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE).

Depuis plusieurs mois, le Parti québécois (PQ) exhorte le gouvernement Couillard à faire examiner le projet de terminal en eau profonde par le BAPE.

Or, une entente est survenue le 31 juillet dernier entre le ministère québécois de l'Environnement et le Port de Québec afin de céder l'étude à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale.

Avec cette décision, Québec contrevient à sa propre loi, soutient Agnès Maltais. « On sait que dans le cas de la construction ou de l'agrandissement d'un port, le BAPE doit intervenir, c'est dans les lois québécoises, c'est dans la loi sur la qualité de l'environnement. Or, le Québec vient d'abdiquer sa propre loi », dénonce la députée.

Agnès Maltais déplore aussi le fait que le gouvernement Couillard ait pris cette décision « en plein été, en pleines vacances ».

La députée péquiste estime que cette décision pourrait créer un « dangereux précédent », puisque le gouvernement du Québec se bat actuellement devant les tribunaux pour faire affirmer ses lois sur le territoire du Port.

La députée de Taschereau était accompagnée du candidat bloquiste dans la circonscription de Québec, Charles Mordret, qui veut faire de ce dossier un enjeu électoral. Il demande aux candidats des différents partis, et au chef néo-démocrate Thomas Mulcair en particulier, de prendre position.

« Est-ce qu'ils considèrent que les lois fédérales, notamment dans les projets comme celui développement du Port de Québec, doivent prédominer sur les excellentes lois provinciales et normes provinciales qu'on a ici? »

Le projet Beauport 2020, évalué à près de 200 millions de dollars, prévoit l'ajout d'un nouveau quai de 610 mètres au port de Québec.

La population est invitée à présenter ses commentaires sur le projet d'ici le 9 septembre à l'Agence canadienne d'évaluation environnementale.

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