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Portrait doux amer du passage à l'âge adulte avec Les rois mongols

Luc Picard délaisse l'univers de Fred Pellerin pour nous présenter Les rois mongols, un film tiré du roman du même titre de Nicole Bélanger.

Une critique d'Anne-Josée Cameron

Automne 1970, rien ne va plus pour Manon 12 ans et son petit frère Mimi. Leur père agonise et leur mère n'en mène pas large. Des rumeurs concernant un éventuel placement en foyer d'accueil commencent à circuler dans la famille. Aidés par leurs cousins, Manon et Mimi décident de s'enfuir pour ne pas être séparés. Au même moment, les felquistes enlèvent Pierre Laporte.

Portrait d'une révolte

Luc Picard réalise avec Les rois mongols la chronique d'un monde en transition où le passage à l'âge adulte se traduit par la révolte, que se soit celle de Manon ou encore celle du FLQ qui revendique l'indépendance du Québec.

Le parallèle établi entre la crise d'octobre et la crise familiale vécue par les enfants est habilement mené. Dans un cas comme dans l'autre, les protagonistes veulent pouvoir décider de leur destin et pour ce faire, ils n'hésiteront pas à transgresser la loi.

Nostalgie

L'univers visuel dans lequel Luc Picard installe ses quatre héros est réaliste et la photographie teintée de lueurs fauves évoque toute la nostalgie de l'enfance, la nostalgie de cette époque révolue qu'étaient les années 1970.

De jeunes comédiens talentueux

Les jeunes comédiens sont excellents à commencer par Milya Corbeil-Gauvreau qui insuffle au personnage de Manon colère et détermination. Henri Picard avec sa tête de jeune premier incarne avec talent ce jeune cousin amoureux de Manon et Anthony Bouchard dont le jeu est d'un naturel désarmant interprète un Mimi qu'on voudrait tous sauver.

Luc Picard brosse, avec Les rois mongols, un portrait doux amer du passage à l'âge adulte. Un film intéressant dont certains passages sont très touchants.

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