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Pourquoi les traversiers dérivent entre Québec et Lévis

Forts vents, épais couverts de glace, marées changeantes : les facteurs qui expliquent les interruptions de service des traversiers entre Québec et Lévis sont multiples. Retour sur les récentes dérives des traversiers en compagnie du capitaine du traversier Lomer Gouin, un expert des navigations hivernales.

Un texte de Charles D'Amboise

En décembre, le service de traversiers entre Québec et Lévis a été interrompu plus d’une vingtaine de fois en raison des conditions de glace difficiles. À deux reprises, le traversier est même parti à la dérive et la Garde côtière canadienne a été appelée en renfort.

« On avait eu beaucoup de vent venant du nord-est qui provenait de l'île d'Orléans. La glace était donc retenue dans le port de Québec », explique le capitaine Jean-Yves Bégin.

Même si les conditions de navigation sont analysées avec la carte des glaces de la Garde côtière et les radars, plusieurs aléas de Dame Nature sont imprévisibles.

« La glace vient nous coincer et nous emprisonner. Même si on utilise la machinerie au maximum, c'est la glace qui a le dessus », ajoute le capitaine.

Réalité hivernale

L’aménagement des quais de la traverse n’a pas été effectué en fonction de l’hiver, rappelle Jean-Yves Bégin.

« Le service de traversier été conçu à cet endroit parce que c'était moins long pour traverser [à l’époque]. Il n'y avait pas de navigation en hiver », souligne-t-il.

Aujourd’hui, les traversiers doivent régulièrement se frayer un chemin dans un fragile couloir de glace, ajoute-t-il.

Selon la Société des traversiers, d’autres interruptions pourraient survenir au cours du mois de février, une période réputée pour ses températures glaciales.

D'après les information de Pascale Lacombe

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