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Près de 2 millions $ amassés pour l'église Saint-Roch

La campagne de financement pour la restauration de l'église Saint-Roch a été un succès. Près de 2 millions de dollars pourront être investis pour assurer l'avenir de l'édifice de la basse-ville de Québec.

La campagne, lancée il y a un an et demi, vient tout juste de terminer et a permis de récolter 1,5 million de dollars en dons, auxquels s'ajoute une subvention de 400 000 $ du Conseil du patrimoine religieux du Québec.

Les sommes vont permettre de préserver l'intégrité architecturale de l'église, mais aussi de soutenir les organismes communautaires qu'elle abrite, mentionne le curé des paroisses Saint-Roch et Saint-Sauveur, Jean Picher.

« Il est prévu que les trois cinquièmes de ce qu'on ramasse servent pour l'entretien du bâtiment parce que, chaque fois qu'on fait des réparations à une église de ce genre-là, c'est très dispendieux. Les deux autres cinquièmes vont continuer de soutenir les groupes qui utilisent l'église Saint-Roch pour des tâches pastorales ou pour être au service de la communauté plus large. »

Beaucoup de travail a été accompli lors des dernières années. 1 million de dollars ont été investis sur cinq ans sur la maçonnerie de l'église centenaire.

« On a refait les deux transepts et l'étanchéité de la toiture qui avait des infiltrations d'eau. »

L'argent amassé permettra notamment de refaire la maçonnerie des deux clochers de l'église. « C'est avant tout pour bien les entretenir et empêcher les infiltrations, mais c'est aussi parce que c'est une église en plein cœur du quartier. On en peut pas se permettre qu'il y ait du dommage du danger pour les gens qui circulent. »

Les clochetons qui ornent la toiture seront aussi restaurés dans quelques années.

Le curé tire sa révérence

Ces travaux à point pour le curé Jean Picher qui s'apprête à prendre sa retraite dans quelques mois.

Jean Picher a été ordonné il y a 50 ans. Il a commencé sa prêtrise à l'église Saint-Roch, avant de se déplacer dans d'autres paroisses comme Saint-Sauveur, où là aussi, il s'est assuré de préserver l'église, dont le clocher menaçait de tomber.

Le plus important, pour lui, aura toujours été le contact humain et l'entraide, dans un milieu défavorisé où les besoins sont grands.

« D'avoir ce contact quotidien avec les personnes de tous les âges, de toutes les conditions sociales, des gens qui sont très proches de la foi chrétienne, d'autres qui en sont très loin, puis essayer de se faire des liens et se rendre la vie plus facile ensemble. »

L'homme de 72 ans va quitter ses fonctions à la fin juillet.

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