Avec le temps froid des derniers jours, le brise-glace NGCC Des Groseilliers, de la Garde côtière du Canada, multiplie les passages sous les ponts entre Québec et Lévis pour s'assurer qu'aucun embâcle ne se forme.

Un reportage de Maxime Corneau

C’est le commandant Michel Dufresne qui est à la barre de cette opération presque quotidienne ces jours-ci. « Il y a un peu plus de glace qui circule sur le fleuve. On va aller faire une patrouille jusqu’aux ponts pour s’assurer que toute la glace circule correctement », explique le commandant.

« En cas d’embâcle dans ce secteur-là, les riverains en amont des ponts risquent d’avoir un peu d’eau dans leur sous-sol », lance-t-il, conscient de l’importance du travail de ses 40 membres d’équipage.

Le brise-glace ne fait pas seulement du contrôle pour les embâcles. Il offre aussi un service d’escorte pour les navires marchands qui doivent circuler devant Québec.

Ce sont les cartes des glaces, développées tous les jours grâce aux patrouilles aériennes de la Garde côtière, qui permettent aux navires marchands de décider s’ils solliciteront l’aide du brise-glace ou non.

À ce titre, le Des Groseilliers est moins sollicité que les années dernières selon le commandant Dufresne.

« Depuis le mois de décembre, au total, on a fait 21 ou 22 escortes. Ce n’est pas beaucoup si on compare à ce qui s’était passé il y a deux ans ou trois ans, où c’était le double ou le triple. »

Le Des Groseilliers n’est pas le seul à mener ce genre d’opérations. Dans le secteur de Trois-Rivières, c’est l’Amundsen qui offre le service d’escorte des navires commerciaux et le contrôle d’embâcle.

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