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Procès de CFG Construction : témoignage épouvant de la veuve de la victime

La conjointe du camionneur de CFG construction qui est mort dans un accident en 2012 a éclaté en sanglots lors de son témoignage, mercredi, au palais de justice de Québec.

Un texte de Yannick Bergeron

Sylvie Dionne a relaté sa dernière conversation avec son mari lors de son témoignage au procès de l'entreprise pour laquelle travaillait son conjoint, Albert Paradis. L'entreprise CFG est accusée de négligence criminelle causant la mort.

En septembre 2012, son camion s'est renversé dans une courbe descendante sur le chantier du parc éolien la Seigneurie de Beaupré.

Selon Mme Dionne, son conjoint s'est plaint à plusieurs reprises du mauvais état mécanique de son poids lourd.

« Mauvais état »

En plus des problèmes de pneus et de freins, l'habitacle du camion était mal isolé, selon ses dires.

« Ses bottes de travail, ses semelles fondaient tellement il faisait chaud dans son camion », a relaté la veuve.

Selon la femme de 51 ans, un tuyau du système de freinage du véhicule de travail avait éclaté la veille du drame.

Le lendemain, son conjoint l'avise que le mécanicien de l'entreprise l'a réparé en y apposant du ruban adhésif. Sylvie Dionne n'a pu retenir ses larmes devant le tribunal en citant les dernières paroles de son mari.

« Il m'a dit: "Si je ne suis pas à la maison à 17 h 30, c'est parce que je vais être mort" », a relaté la dame, qui a eu trois enfants avec le camionneur.

Leur fils, Tommy Paradis, a aussi témoigné. Il a raconté que son père se plaignait souvent du mauvais état mécanique de son camion.

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