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Procès pour agressions sexuelles : le sort de l'infirmier Traoré entre les mains du juge

Le présumé agresseur sexuel Mohamed Doudou Traoré affirme n'avoir rien à se reprocher et se dit victime d'un complot, alors que la poursuite soutient qu'il a plutôt drogué deux jeunes femmes avant de les violer.

Un texte de Yannick Bergeron

C'est entre ces deux versions que le juge René de la Sablonnière devra trancher après avoir entendu le procès de l'infirmier de 35 ans cette semaine au palais de justice de Québec.

Selon l’avocate de l’accusé, Me Marie-Élaine Poulin, Mohammed Doudou Traoré a livré une version crédible lors de son témoignage.

« Il a donné le dernier chapitre du livre », estime l'avocate.

« Aura de manigance »

Elle allègue qu'une « aura de manigance » plane sur cette affaire et que les jeunes femmes qui ont témoigné auraient agi par vengeance.

« Oui, il a été infidèle pendant une partie de sa vie, mais sans plus », a fait valoir Me Poulin.

Le procureur de la poursuite Me Michel Bérubé n'est pas de cet avis. Il a plaidé que les plaignantes n'avaient rien à gagner en portant plainte contre l'infirmier.

Selon Me Bérubé, elles ont livré des versions franches et crédibles des événements qui seraient survenus avec l'accusé.

Le juge de la Sablonnière a mis la cause en délibéré. Il prononcera le verdict le 21 juin. 

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