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Procès pour meurtre : Alain Perreault témoigne

Alain Perreault a commencé à témoigner dans le procès pour le meurtre de Lyne Massicotte.

Un texte de Yannick Bergeron

L'accusé a rencontré la victime sur Internet. Il a expliqué au jury que Lyne Massicotte était venue le rejoindre chez lui vers 14 h, le 17 juillet 2003.

« On a dansé un petit peu, on s'est collés, on s'est déshabillés et on a fait l'amour », a raconté Alain Perreault devant la cour. Ensuite, il a consommé du cannabis, à la suggestion de Lyne Massicotte, a-t-il assuré.

Elle et lui ont ensuite convenu de quitter l'appartement de l'accusé pour aller au restaurant. Lyne Massicotte aurait ouvert le coffre de sa voiture pour y déposer son sac à main avant de proposer à Alain Perreault de prendre le volant.

Ne se sentant pas bien à cause du cannabis, l'accusé a affirmé qu'il avait finalement préféré rentrer chez lui et que Lyne Massicotte semblait déçue de le voir partir.

Plus tard dans la soirée, une amie de Lyne Massicotte a appelé Alain Perreault pour prendre des nouvelles. « Elle est partie au restaurant », affirme avoir répondu l'accusé.

La même amie a témoigné plus tôt dans le procès et avait plutôt indiqué qu'Alain Perreault lui avait dit que Lyne Massicotte était partie acheter des cigarettes.

Dans sa déclaration d'ouverture, l'avocat Stéphane Beaudouin a indiqué au jury qu'Alain Perreault allait s'expliquer sur ses aveux faits à Mr. Big, dans lesquels il affirme avoir étranglé Lyne Massicotte qui refusait ses avances.

« Il vous dira qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux », a exposé l'avocat criminaliste.

Alain Perreault sera de retour à la barre des témoins vendredi pour poursuivre son témoignage.

Preuve de la poursuite close

La poursuite a terminé sa preuve avec des témoignages d'experts.

L'un d'eux, un expert en minéralogie, a analysé la boue retrouvée sur le véhicule de la disparue en 2003.

« Les deux échantillons de boue avaient une signature très claire », a estimé Jean-François Whilelmy. L'expert a expliqué qu'il s'agissait de shale rouge aux grains arrondis. Selon lui, on retrouve ce type de sable le long du fleuve, à Cap-Rouge et particulièrement dans le secteur de Lévis.

Alain Perreault a affirmé, dans ses aveux à Mr. Big en janvier 2010, avoir disposé du corps en bordure du fleuve Saint-Laurent sur la Rive-Sud.

La défense a d'ailleurs appelé un géologue comme premier témoin. Réjean Girard a analysé les mêmes échantillons. Selon lui, il est pratiquement impossible d'identifier l'endroit d'où provient la boue qui contient, a-t-il affirmé, plusieurs contaminants industriels.

Recherches infructueuses

D'ailleurs, la police a tenté de retrouver les restes de Lyne Massicotte après la fonte des neiges, en 2010.

André Turcotte, du Service de police de la Ville de Québec, a fouillé deux sites avec une équipe de 10 policiers. Les endroits correspondaient à la description donnée par Perrault lors de l'interrogatoire de Mr Big.

Équipés de râteaux et de détecteurs de métal, les policiers ont passé environ cinq heures à ratisser chacun des sites. Leurs efforts n'ont pas permis de trouver le moindre indice.

La poursuite a terminé sa preuve avec le témoignage d'un superviseur de la Garde-Côtière.

Stacy Dufour a expliqué que la formation de glace et l'effet des marées emporteraient un corps laissé sur la berge à Lévis. Selon le 18e et dernier témoin de la poursuite, un corps serait alors transporté jusque dans l'océan.

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