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Procréation assistée: l'opposition accuse Québec de cafouillage

La Coalition avenir Québec et le Parti québécois demandent au gouvernement d'amender la loi qui change les règles de financement pour les soins de procréation assistée.

Le projet de loi 20, adoptée le 10 novembre, abolit la couverture d'une grande partie des frais du programme de procréation assistée. Dans la majorité des cas, un couple qui souhaite bénéficier du programme devra payer les soins de sa poche.

Une période de grâce de 6 mois est prévue pour ceux qui ont entamé des traitements, mais selon la CAQ, plusieurs ont de la difficulté à se faire rembourser les médicaments qu'ils ont achetés.

Le porte-parole de la CAQ en matière de Santé, François Paradis, estime que bien des couples abandonneront leurs démarches. « C'est un coupon de caisse qui va décider de l'avenir de leur projet parental », a-t-il lancé à l'Assemblée nationale.

La CAQ et le PQ demandent au ministre de la Santé d'assurer que les traitements en cours seront menés à terme sans frais pour les patients. Ils estiment qu'au moins 5000 dossiers demeurent ouverts.

La présidente de l'Association des couples infertiles du Québec presse le ministre de la Santé d'agir.

Céline Braun souhaite dans un premier temps que Québec change la loi pour financer les traitements pour tous les dossiers déjà amorcés.

Dans un deuxième temps, elle souhaite que le gouvernement paye la facture des traitements de procréation assistée. « C'est deux batailles différentes. Nous allons nous battre pour que la couverture revienne ou qu'elle soit encore mieux balisée. »

Barrette envisage des ajustements

Gaétan Barrette admet que certains cas « limites » ont été portés à son attention, mais selon lui, ils ne sont pas aussi nombreux que le laisse entendre la Coalition avenir Québec.

Néanmoins, le ministre de la Santé entend réajuster le tir.  « Nous allons évidemment faire pencher la balance du côté des patients », a-t-il soutenu.

La fin d'un rêve

À Lévis, Marie-Claude Morency et son conjoint tentent sans succès d'avoir un enfant depuis de nombreuses années. L'adoption du projet de loi 20 a été une véritable douche froide pour le couple qui avait reçu récemment sa prescription pour une fécondation in vitro.

« C'est mon plus grand rêve de devenir mère », souligne la jeune femme qui a travaillé 14 ans en garderie. Le spectre d'une imposante facture lui fait craindre le pire. « C'est beaucoup d'inquiétude du côté financier. Les médicaments, c'est environ 5000 $ et, pour notre cas, à la clinique, c'est 8950 $ de frais de traitement ».

Elle espère que le gouvernement paiera pour l'ensemble des traitements autorisés avant l'adoption de la loi. Dans son cas, elle a reçu sa prescription une semaine avant l'entrée en vigueur de la loi.

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