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Projet de loi sur l'industrie du taxi : une « victoire de la démocratie »

Les chauffeurs de taxi de la Ville de Québec poussent un soupir de soulagement à la suite du dépôt du projet de loi relatif à l'industrie du taxi par le ministre des Transports, Jacques Daoust.

« C'est la victoire de la démocratie », lance d'emblée Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement intermédiaire du taxi de Québec (RITQ). « C'est une preuve qu'en démocratie, on ne peut pas acheter des lois », dit-il, le projet de loi dans les mains.

Le projet de loi, qui devrait être adopté avant l'été, obligera notamment les conducteurs de la compagnie Uber à louer ou acquérir des permis de taxi pour effectuer des courses rémunérées pour des clients.

Québec renforce aussi les sanctions contre les chauffeurs fautifs, avec des amendes augmentées, des suspensions de permis et des saisies de véhicule.

Un soulagement accompagné de défis

Abdallah Homsy assure que les chauffeurs de taxi ont bien saisi la demande de modernisation faite par le gouvernement. Il promet que les taxis modifieront leur façon de travailler, notamment avec des applications mobiles plus performantes. « On va continuer à s'améliorer. Il y a de l'innovation, on l'a prouvé et on va l'améliorer encore », déclare-t-il.

Quant à la création de nouveaux permis de taxi, il explique que les chauffeurs y sont favorables à certaines conditions. « Si c'est basé sur une réflexion commune, on n'a pas d'objection. »

Mécontentement des chauffeurs d'Uber

Sans surprise, les chauffeurs d'Uber déplorent la décision du ministre Daoust. Un chauffeur de la région de Québec qui désire garder l'anonymat croit que le service d'Uber est complémentaire au service proposé par les taxis traditionnels.

« C'est évident que c'est un complément. Les taxis de Québec ne fournissent pas », déclare-t-il. L'homme qui travaille à temps plein pour le service de transport compte désormais s'installer à Ottawa pour continuer à travailler pour Uber.

Certains militants libéraux dénoncent eux aussi les nouvelles mesures proposées par le gouvernement Couillard. Le militant libéral Jonathan Hamel se dit déçu du projet de loi qui va « à l'encontre des valeurs libérales ». « On s'est toujours battu contre ce genre de statu quo-là. C'est contre l'intérêt de nos membres et des consommateurs. »

L'entreprise Uber réagira vendredi au nouveau projet de loi.

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