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Projet de transport structurant : un premier consensus

Les différentes consultations publiques menées à Québec sur la mobilité ont permis d'en arriver à un premier consensus, selon le maire de Québec.

Un texte de Louise Boisvert

Régis Labeaume a fait le bilan de l'exercice qui s'est déroulé en plusieurs étapes depuis le mois de juin. Le premier consensus, selon lui, c'est que le statu quo est impossible. Il faut doter la Ville d'un réseau de transport en commun structurant.

Régis Labeaume n'ira pas plus loin. Le lancement de la campagne électorale vendredi marquera une pause dans le dossier.

« On n'essaiera même pas de faire croire au monde qu'on a un projet bien clair », affirme le maire Labeaume qui reproche à ses adversaires depuis des semaines d'avoir une pensée magique pour régler les problèmes de congestion à Québec.

« Ce serait tromper la population, ce serait rire de la population » ajoute-t-il.

Il se donne 24 mois pour présenter un plan qui va tenir compte des besoins des banlieues. Le maire veut également donner un sens économique au projet. Desservir les parcs industriels en fera partie.

Pas une promesse, mais une obligation

Le maire fait du transport une affaire personnelle : « Mon objectif est de ne pas quitter la politique sans avoir réglé le dossier de la mobilité ». Il espère que ce projet sera son legs pour les générations futures. Régis Labeaume n'hésite pas à affirmer qu'il restera en poste jusqu'à ce qu'il se réalise.

Projet soumis au référendum ?

Le maire de Québec a répété lundi qu'il allait poursuivre le dialogue avec les citoyens tout au long du processus qui va mener au projet final de transport structurant. Il croit qu'un consensus va se dégager au fur et à mesure que les informations seront disponibles sur les différents modes de transport. « Plus on en parle, plus il y a de l'adhésion », croit-il.

S'il n'y a pas consensus, est-ce que le maire pourrait être tenté de soumettre sa proposition par référendum ? Régis Labeaume répond qu'il n'a pas l'intention de dépenser des millions pour consulter la population si sondage après sondage, un consensus émerge.

Une stratégie qui rappelle le projet de loi 122 qui a accordé en juin, plus de pouvoirs aux municipalités, dont celui d'abolir les référendums si, en contrepartie, les villes adoptent un processus de consultations en amont.

Le prochain projet de transport structurant de la Ville de Québec pourrait peut-être être le premier projet à tester la nouvelle formule.

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