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Protection de l'eau potable : la Ville de Québec n'a pas montré l'exemple

Démocratie Québec approuve l'adoption du règlement de contrôle intérimaire (RCI) qui limite la construction dans la couronne nord, mais estime que la Ville de Québec n'a pas montré l'exemple ces dernières années en matière d'eau potable.

« Avant de faire la morale aux autres, il faudrait peut-être être exemplaire sur notre territoire », a lancé le conseiller Yvon Bussières, au lendemain de l'adoption du règlement par la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ).

Selon l'opposition, la Ville a autorisé la construction d'au moins 729 unités dans sa portion du bassin versant du lac Saint-Charles ces dernières années.

Yvon Bussières estime que la Ville a attendu longtemps avant d'agir, alors qu'un règlement de contrôle intérimaire est en vigueur depuis 2010. « Qu'est-ce qui s'est passé entre 2010 et 2016 pour contrer la dégradation du lac? Il ne s'est pas fait grand-chose », dit-il.

Le conseiller de Démocratie Québec se questionne sur la façon dont les assouplissements dont pourraient bénéficier les propriétaires de terrains seront accordés et sur la base de quels critères. « Est-ce que la Communauté métropolitaine de Québec va devenir un tribunal administratif, un service d'émission de permis? Est-ce que c'est la commission qui va gérer au cas par cas? Les gens restent dans l'incertitude par rapport à ce qui a été dit. »

L'opposition aurait aussi souhaité que le nouveau RCI comprenne des mesures pour les constructions existantes. Un rapport réalisé en 2014 par la firme Roche recommande d'ailleurs « de s'assurer dès maintenant de la mise en œuvre des mesures visant le cadre bâti existant ».

Deux pages publicitaires

La Communauté métropolitaine de Québec a payé une page publicitaire dans les deux quotidiens de la capitale mercredi pour promouvoir les nouvelles mesures.

« Le règlement de contrôle intérimaire représente [aux] yeux [de la Communauté métropolitaine de Québec] un outil incontournable pour protéger efficacement l'eau », peut-on y lire.

Le maire de Québec a publié un long message sur son compte Facebook pour justifier le resserrement des normes de construction. « Alors que certains ont douté de nos motivations, je tiens à réaffirmer que nous avons agi légitimement et en raison de l'urgence d'intervenir afin de freiner la dégradation du lac Saint-Charles. »

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