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Protection de l'eau potable : volte-face de la CMQ

La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) jette du lest pour apaiser les inquiétudes sur la nouvelle règlementation sur la protection de l'eau potable qui touche les municipalités de la couronne nord.

En fin de journée vendredi, elle a annoncé par voie de communiqué qu'elle entend permettre aux « propriétaires d'un terrain au 15 mars » de développer « leur projet de maison unifamiliale ».

Le 15 mars est la date prévue de l'adoption du règlement de contrôle intérimaire (RCI) sur l'eau potable.

« En agissant de la sorte, nous démontrons notre sensibilité envers ceux et celles qui sont inquiets face à l'investissement souvent le plus important de leur vie », déclare le maire de Québec et président de la CMQ, Régis Labeaume.

La nouvelle réglementation proposée par la CMQ interdit toute construction reliée à une fosse septique ou qui se situe dans une pente supérieure à 15 % dans le bassin versant du lac Saint-Charles.

Depuis plusieurs semaines, un nombre grandissant de promoteurs et de propriétaires dénoncent que les nouvelles restrictions menacent le développement de centaines de terrains déjà lotis par les municipalités de la couronne nord.

Miller en croisade

Plus tôt dans la journée, le maire de Stoneham-et-Tewkesbury, Robert Miller, avait annoncé son intention de bloquer l'adoption des nouvelles règles.

« C'est carrément abusif, irresponsable, irréaliste et utopique », a-t-il tonné entouré de conseillers de Stoneham, de Lac-Beauport et des maires de différentes municipalités de la MRC de la Jacques-Cartier, avant la volte-face de la CMQ.

Selon lui, si le règlement devait être adopté tel quel, près de 325 terrains ne pourraient être développés à Stoneham. Une perte en taxes évaluée à 500 000 $ annuellement par la municipalité.

Robert Miller a aussi dénoncé les promesses de « dérogations » effectuées par Régis Labeaume.

D'ici la prochaine séance de la CMQ, mardi prochain, Robert Miller promettait de « tout faire » pour que le règlement ne soit pas retenu tel qu'il lui avait été présenté.

Comme la mairesse de Lac-Beauport et préfète de la MRC de la Jacques-Cartier a déjà donné son appui aux nouvelles contraintes à la construction, il entendait faire pression sur les préfets de la MRC de la Côte-de-Beaupré et de l'île d'Orléans.

« Ça en prend deux sur trois qui disent non, alors vous voyez où je vais agir. »

Le maire Miller n'a pas réagi aux assouplissements annoncés par la CMQ en fin de journée.

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