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Protection des sources d'eau potable : le ministre Coiteux ne veut pas s'en mêler

Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, ne veut pas se mêler du « débat interne » concernant le règlement sur la protection des sources d'eau potable dans les banlieues nord de Québec. Il assure qu'il émettra l'avis de conformité ou de non-conformité attendu d'ici dimanche, mais celui-ci n'a pas pour but de trancher le litige.

« On va demander des changements s'il y a des problèmes par rapport aux responsabilités du Québec. Est-ce que c'est conforme aux grandes orientations? Pas par rapport au débat interne à la Communauté métropolitaine de Québec. Ça leur appartient », a soutenu Martin Coiteux, lors de la période de questions à l'Assemblée nationale, jeudi matin.

Plaidant que la nouvelle règlementation de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) « signifie la fin du développement » dans le bassin versant du lac Saint-Charles, le député caquiste Éric Caire estime que certaines mesures vont trop loin, comme l'interdiction des fosses septiques. Il a rappelé au gouvernement libéral qu'il a lui-même resserré les normes en la matière il y a moins de deux ans.

« Ne serait-ce que sur cette base-là, le gouvernement peut dire à la Communauté métropolitaine de Québec d'aller refaire ses devoirs », soutient Éric Caire.

Une position ambiguë

À la demande d'Éric Caire, Martin Coiteux a accepté de rencontrer le maire Stoneham-et-Tewkesbury, Robert Miller, et la mairesse de Lac-Beauport, Louise Brunet, après la période de questions.

M. Miller ne baisse pas les bras même si l'échéance approche. « Il nous reste quelques jours pour convaincre le ministre de dire aux gens de la CMQ qu'il y a peut-être des éléments dans le règlement de contrôle intérimaire qui ne sont pas conformes. Alors on l'invite à leur dire de retourner faire leurs devoirs, soit au total ou pour une partie. »

La mairesse Louise Brunet a dit avoir perçu une certaine « ouverture » du ministre aux revendications des banlieues nord.

Même si elle a toujours affiché son appui à la CMQ dans le dossier, Louise Brunet a revendiqué mercredi que le règlement de contrôle intérimaire adopté à la mi-mars désavoue la réglementation provinciale. La Ville de Lac-Beauport a envoyé un mémoire au ministre pour défendre cette position.

Malgré cette sortie, Louise Brunet se défend d'avoir changé de camp. « J'appuie la Communauté métropolitaine de Québec », insiste-t-elle.

Le maire Régis Labeaume n'a pas voulu commenter la position ambiguë de la mairesse de Lac-Beauport. « Pour différentes raisons, je ne pourrai pas intervenir ce matin, je lui ai parlé tantôt, je pense qu'il y a des choses pas claires là-dedans, alors je vais attendre un peu. »

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