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Proxénète et bénéficiaire de l'aide sociale

Un des proxénètes impliqués dans le scandale de la prostitution juvénile en 2002 à Québec fait l'objet d'un avis de recouvrement pour avoir obtenu de l'aide sociale alors qu'il n'y avait pas droit.

Un texte de Yannick Bergeron

Le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale vient d'inscrire une procédure à la Cour du Québec pour récupérer 15 000 $ auprès de Jean-Claude Karera, identifié comme un membre du Wolf Pack lors de l'opération Scorpion, en 2002.

On lui reproche d’avoir touché des chèques d’aide sociale alors qu'il était impliqué dans le réseau de prostitution juvénile.

« Vous n'aviez pas droit à l'aide parce que vous aviez des ressources dont nous ne connaissons pas la valeur », peut-on lire dans un avis de réclamation daté du mois d'avril 2005.

Le dossier de la cour comprend un document sur lequel on peut lire le renseignement suivant fourni par un agent du Ministère : « réclamation pour des revenus de proxénétisme à compter du mois d'août 2000 ».

La somme de 13 870 $ réclamée couvre les années 2000 à 2003.

Payé en prison

Deux autres avis de réclamation visent des moments au cours desquels Karera a continué de profiter de l'aide de dernier recours alors qu'il se trouvait derrière les barreaux.

Il a par exemple touché une prestation d'aide sociale à la suite de son arrestation dans le cadre du projet Scorpion.

Radio-Canada a contacté le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale afin de savoir pourquoi il a fallu attendre près de 13 ans avant que la cause soit inscrite à la Cour du Québec.

Au moment d’écrire ces lignes, aucune réponse n’avait encore été fournie.

Le dossier de la cour indique que Jean-Claude Karera habite maintenant la ville d'Edmonton, en Alberta.

La dernière arrestation de l'homme de 38 ans à Québec remonte en 2012. Il avait été condamné à une peine de travaux communautaires pour une affaire de voies de fait.

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