Le Cyclorama de Jérusalem, à Sainte-Anne-de-Beaupré, a fait couler beaucoup d'encre depuis sa mise en vente pour cinq millions de dollars. L'immense toile circulaire vient d'ailleurs d'être reconnue comme bien patrimonial par le gouvernement du Québec. Vestige d'une autre époque, ce type d'oeuvre est de plus en plus rare dans le monde.

Un texte d’Alain Rochefort

Par définition, un cyclorama représente un panorama circulaire. Il s'agit d'un bâtiment conçu pour abriter des peintures de taille gigantesque.

On en dénombrait plusieurs à travers l’Amérique du Nord au début du XXe siècle, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Outre le Cyclorama de Jérusalem, à Sainte-Anne-de-Beaupré, que vous pouvez observer en cliquant ici, deux cycloramas sont considérés comme « complets » en Amérique du Nord, ceux de Gettysburg et d'Atlanta.

« C’était vraiment un média populaire au XIXe siècle. Les gens y allaient très souvent. C’était un art industriel. C’est un peu comme un film hollywoodien. Il y a beaucoup de gens qui travaillent pour faire la toile. Chacun a sa spécialité », commente le professeur de cinéma à l’Université Laval, Jean-Pierre Sirois-Trahan.

D’autres cycloramas anciennement célèbres dans des villes comme Chicago, Boston et Toronto n’existent plus aujourd’hui.

« La perspective de la toile et les effets sont calculés en fonction du point de vue qui est sur le promontoire au centre de la rotonde. Si on le déménage, il faudrait que la nouvelle bâtisse ait le même style d’aération, parce que la toile pourrait se dégrader rapidement. »

Cyclorama de Gettysburg

Les deux autres cycloramas d’Amérique du Nord qui existent toujours commémorent la guerre de Sécession.

Le « Battle of Gettysburg » est un cyclorama qui se situe dans la petite ville du même nom, en Pennsylvanie.

Le Français Paul Philippoteaux s’est rendu sur place dans les années 1880 pour y dépeindre la charge de Pickett. L’assaut de l’infanterie sudiste contre la ligue de défense de l’Union, le 3 juillet 1863, est considéré par les historiens comme l’un des points tournants de la guerre de Sécession, en faveur de l’armée nordiste.

Cyclorama d’Atlanta

Pour sa part, le Cyclorama d’Atlanta est une énorme peinture panoramique de près de 13 mètres de haut qui pèse plus de 4 000 kilos. Elle a une circonférence de 109 mètres.

Ce Cyclorama dépeint la bataille d’Atlanta, survenue le 22 juillet 1864.

L’armée du général Sherman brise alors les défenses des confédérés autour de la ville d’Atlanta. La ville tombera officiellement entre les mains des nordistes le 2 septembre 1864.

L’Europe abrite davantage de cycloramas. La plupart existent également pour souligner des conflits militaires qui ont changé le cours de l’histoire. Par exemple, le Cyclorama de Waterloo, en Belgique, et le Panorama de la bataille de Stalingrad, à Volgograd, en Russie.

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