Près de six mois après s'être placé sous la protection de la Loi sur la faillite, le Groupe Qualinet a vu son plan de restructuration accepté, mercredi, lors d'une assemblée générale des créanciers à Québec.

Un texte d'Anne-Marie Lecomte

Ces dernières semaines, l'entreprise spécialisée dans le nettoyage après-sinistre s'est également entendue à l'amiable avec les franchisés qui avaient intenté une poursuite contre elle et contre son président, Éric Pichette, en mars 2016.

La poursuite s'élevait à 26,8 millions de dollars. Les requérants alléguaient que Qualinet s'était comporté comme un franchiseur négligent, de mauvaise foi et que l'entreprise s'était enrichie à leur détriment. Ils alléguaient aussi qu'Éric Pichette avait posé des gestes frauduleux.

Ces poursuites ont été abandonnées et, en vertu du règlement conclu mercredi, ces franchisés seront considérés comme des créanciers non garantis selon Marc Robichaud, porte-parole du Groupe Qualinet.

Le plan de restructuration a été approuvé par 94 % des créanciers, qui détiennent la quasi-totalité des sommes dues par l'entreprise fondée à Québec en 1994. Un investisseur, dont la compagnie refuse de dévoiler le nom, a aussi injecté des capitaux.

Une entreprise qui emploie 850 personnes

Le Groupe Qualinet possède deux succursales corporatives, à Québec et à Montréal. Des franchisés de l'entreprise couvrent le reste du territoire de la province. Au total, le Groupe Qualinet emploie 850 personnes.

Dans l'avis publié par le syndic Martin Chabot, le Groupe Qualinet explique ses difficultés financières par les pertes de sa division de nettoyeurs à sec. De plus, Qualinet Environnement, une société dans laquelle Qualinet avait investi, a dû se résoudre à la faillite.

Le Groupe Qualinet a vu son cahier de charges se remplir, ces derniers mois, à la suite des importantes crues printanières qui ont frappé 278 municipalités de la province. Plus de 5000 résidences ont été inondées, ce qui a entraîné l'évacuation de 4000 personnes. La situation est telle que nombre de sinistrés ne seront pas fixés sur leur sort avant quelques semaines.

Le porte-parole du Groupe Qualinet, Marc Robichaud, reconnaît que ce « drame humain et matériel » a eu des retombées « au plan des affaires » de l'entreprise.

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