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Qualité de l’air : la Ville de Québec fait preuve de laxisme, dit l’opposition

La chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec, Anne Guérette, accuse l'administration Labeaume de se traîner les pieds dans plusieurs dossiers de santé publique qui nuisent à la qualité de vie des citoyens.

Elle cite notamment en exemple la poussière rouge dans le secteur Limoilou ainsi que la pollution générée par l’entreprise Anacolor à Cap-Rouge.

« Comment comprendre que dans plusieurs dossiers de santé publique, les citoyens […] aient tant de difficulté à se faire entendre auprès de l’administration pour que les nuisances qui ont un impact négatif sur leur qualité de vie cessent? », demande Anne Guérette.

Malgré le temps qui passe, malgré des annonces d’intervention potentielle, il y a zéro résultat.

Anne Guérette, chef de Démocratie Québec

La chef de l'opposition à l'hôtel de ville de Québec soutient que les élus municipaux « ont le pouvoir et le devoir » d’agir afin de protéger la santé, la sécurité et la qualité de vie des citoyens, et ce, dans des délais raisonnables.

« C’est fondamental. Nous avons une obligation de résultat. Malgré les promesses, malgré les comités, malgré même les investissements financiers, il n’y a pas de résultat, il est temps que ça change », dit-elle.

Le maire exaspéré

Le maire Labeaume n’a pas caché son exaspération à l’endroit de la chef de Démocratie Québec lors du conseil municipal.

« Le problème, c’est que quand tu deviens maire de Québec, il y a un parc industriel dans Limoilou, a-t-il ironisé. Tu peux bien vouloir le raser, mais ça ne marche pas de même! »

Régis Labeaume assure que la Ville collabore avec l'usine de recyclage de métal AIM afin de diminuer l’impact de ses activités sur les résidents du quartier Maizerets.

Plus tard cette année, 250 arbres seront notamment plantés pour réduire le bruit et la poussière aux abords de l’entreprise.

Au sujet d’Anacolor, dénoncée pour ses émissions polluantes dans le secteur de Cap-Rouge, le maire martèle que c’est au gouvernement provincial d’intervenir.

« C’est le ministère de l’Environnement qui légifère dans ces cas-là, ce n’est pas la Ville de Québec », a-t-il tranché.

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