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Quand la chasse se fait en ville... ou presque

Si la période de la chasse rime pour plusieurs avec un long séjour au milieu de nulle part, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FEDECP) évalue que près de 70 % des chasseurs pratiquent leur loisir en milieu périurbain, soit tout près des villes.

C'est le cas d'Édith Rosa, qui chasse littéralement derrière sa maison dans le secteur du mont Bélair. Sa cache pour traquer le chevreuil est située à 150 mètres de sa maison. Elle s'y poste une dizaine de jours par année, armée de son arbalète.

Selon elle, la chasse en milieu périurbain n'a que des avantages.

« Le fait que ce soit très accessible, ça fait que je n'ai pas besoin de changer les activités de toute la famille. Je n'ai pas besoin de m'absenter pour une période déterminée », lance-t-elle en cherchant le buck du regard.

Un « territoire propice »

Pour Michel Baril, biologiste auprès de la FEDECP, les milieux périurbains sont très propices à la pratique de la chasse. Perdrix, lièvres et canards y abondent.

Selon le biologiste, certaines espèces profitent même de la présence de l'homme. Le cerf de Virginie, par exemple, profite des aménagements agricoles. « Ça devient des beaux sites pour chasser le cerf », affirme Michel Baril.

Réglementation précise

La chasse en milieu périurbain est toutefois réglementée par les villes. Si la chasse elle-même est encadrée par Québec, chaque ville a le pouvoir de fixer les balises entourant la pratique de cette activité sur son territoire.

Ainsi, à Québec par exemple, les chasseurs ne peuvent pas tirer à moins de 150 mètres d'une habitation, d'une route ou d'un parc. « Les règlements de chasse s'appliquent à la grandeur du Québec. Mais en ce qui concerne les distances de tirs, chaque ville applique ses règlements », précise Michel Baril.

Certaines municipalités accommodent aussi les chasseurs pendant l'automne. Par exemple, la municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval ferme ses sentiers aux randonneurs, question de laisser le territoire aux chasseurs.

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