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Quatre ans à bord d’un voilier en famille : « le voyage d’une vie »

Jean Legault, sa conjointe et leurs trois filles partent en voyage, ce dimanche. Mais le périple de la petite famille de Québec n'a rien de conventionnel : pendant les quatre prochaines années, ils parcourront la planète à bord d'un voilier.

Un texte d’Alexandre Duval

Rencontré à la marina de Sillery quelques heures avant le grand départ, Jean Legault affichait un air serein. Il n’y a pas d’inquiétudes à avoir, assure-t-il.

« C’est un gros périple, mais on fait de la voile depuis longtemps, explique le père de famille. J’ai déjà une bonne expérience. »

Derrière son calme se cache néanmoins une préparation minutieuse. Bien entendu, il a fallu préparer l’embarcation de 41 pieds, s’équiper de pièces de rechange et réaménager l’espace.

« Ça devient notre maison et ce n’est pas très grand pour être cinq dedans! Mais bien classé, bien rangé avec des bons systèmes, on va y arriver! » Il a aussi fallu accepter de quitter le quotidien, avec tout ce que ça signifie.

Puis il y a toute la logistique et les précautions : « On va avoir 30 jours d’océan à travers, donc il faut être autonome pour 30 jours. On va se préparer peut-être pour 50 ou 60 jours d’autonomie pour être certain, s’il arrive quelque chose sur l’océan. »

Pour les enfants

Jean Legault a le pied marin depuis l’enfance. Le voyage qu’il s’apprête à faire, il en a vécu une version semblable lorsqu’il était lui-même âgé de 7 à 11 ans et que ses parents l’ont emmené à bord de leur voilier.

Le voyage mènera d’abord sa famille dans golfe du Saint-Laurent, avant de descendre la côte ouest américaine jusqu’en Floride et de se rendre aux Bahamas, où ils passeront vraisemblablement leur premier Noël.

Par la suite, la famille passera six mois dans les Antilles avant se de rendre au Panama. Puis viendra le temps de la grande traversée du Pacifique : une escale est prévue en Polynésie française dans le but d’atteindre l’Australie, où devrait se célébrer le deuxième Noël.

La dernière année de leur périple doit les mener en Afrique du Sud avant de traverser l’Atlantique pour rejoindre le Brésil et ensuite remonter les Amériques jusqu’à la maison.

Savoir s'adapter

Si tel est le plan, Jean Legault est bien conscient qu’il pourrait devoir s’adapter.

« C’est les vents qui vont décider, un peu, où l’on s’en va et les gens qu’on va rencontrer », philosophe-t-il, en souhaitait à bien d’autres familles d’avoir la chance de vivre le même « voyage d’une vie ».

Avec les informations de Carl Marchand

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