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Québec accueille le Mondial de hockey subaquatique

Jusqu'au 28 juillet, la piscine du PEPS de l'Université Laval est... hockey! Québec accueille les meilleurs joueurs et joueuses de hockey subaquatique de la planète à l'occasion des 20es Championnats du monde élite et maître.

Un texte de Jean-Philippe Martin

En tout, 42 équipes et 500 hockeyeurs sont à Québec pour la compétition qui commence officiellement vendredi.

Sur leurs casques de bain, le nom et les couleurs de l’un ou l’autre des 18 pays présents dans l’espoir de décrocher le titre de champion du monde.

« C’est comme dans tous les sports, un championnat du monde, c’est le Saint Graal ultime, lance Rémy Gillet, gérant de l’équipe de France. Pour nos équipes, ça représente une année entière de préparation, où les athlètes dévouent tous leurs efforts à cet évènement. »

Les Français, comme les Turcs, les Australiens et les Néo-Zélandais, font partie de l’élite mondiale. Dans ces pays, les jeunes s’initient au hockey subaquatique en milieu scolaire.

« Notre pays est une île, nous sommes entourés d’eau, dit Emma Rae, co-capitaine de l’équipe féminine de la Nouvelle-Zélande. Les sports de piscine sont partie intégrante de notre philosophie. »

Même si le Canada a connu un certain succès sur la scène internationale, particulièrement chez les femmes, le hockey subaquatique demeure un sport bien marginal au royaume du hockey sur glace.

« Certains pays ont des bassins de joueurs énormes et les membres de l'équipe nationale sont payés pour jouer. Au Canada, les gens découvrent le sport et finissent par en faire une passion », explique Yvan Dionne, joueur de hockey subaquatique depuis plus de 20 ans et membre du comité organisateur du championnat.

Hockey subaquatique 101

Comme au hockey sur glace, l’objectif du hockey subaquatique est de lancer la rondelle, faite de plomb et de plastique et qui pèse 1,5 kilo, dans le but adverse.

Chaque équipe est formée de 10 joueurs et 6 prennent part au jeu. Une partie dure 30 minutes, divisée en 2 périodes de 15 minutes.

« Et il n’y a pas de gardien, précise Yvan Dionne. On me pose souvent la question. C’est comme au basketball, tout le monde se promène avec le jeu. »

Les joueurs utilisent des palmes, un masque et un tuba. Ils ont un gant pour protéger leur main. Le bâton mesure environ 30 centimètres et est aux couleurs de l’équipe, tout comme le casque.

Les joueurs ont aussi besoin de bons poumons, mais une bonne capacité respiratoire a quand même ses limites.

Sur écran géant

Le Championnat du monde se déroulera en deux phases. Un tournoi à la ronde sera disputé et des rencontres éliminatoires suivront. Les finales dans les 4 catégories seront présentées le 28 juillet.

Comme l’action se passe sous l’eau, des caméras placées au fond de la piscine captent les images, qui seront diffusées sur écrans géants.

Les spectateurs du PEPS pourront ainsi ne rien manquer, ou presque, de l’action lors des championnats.

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