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Québec amorce un plan de « rétablissement collectif »

Une semaine après le choc de l'attentat survenu à la grande mosquée de Québec, la Ville de Québec travaille à établir un plan pour traverser la crise.

« Il faut rétablir. Ça veut dire quoi? Faire un diagnostic et se demander quels sont les gestes qu’on doit poser pour un rétablissement collectif émotif », dit le maire de Québec Régis Labeaume.

Des rencontres avec les intervenants du tourisme et du développement économique, par exemple, se tiendront dans les prochains jours pour mesurer les conséquences de l'attentat.

« Est-ce qu’il y a des entreprises avec lesquelles on discutait pour venir ici qui ont changé d’idée? Est-ce qu’ils hésitent, est-ce que des gens qu’on sollicitait pour venir travailler est-ce qu’ils hésitent? », soulève le maire.

Le maire affirme par ailleurs que plusieurs citoyens ont été traumatisés à la suite de la fusillade et qu’il faudra du temps pour se remettre de la tragédie. Il s'attend à un ressac d'émotions au cours des prochaines semaines.

Le maire dit encourager les initiatives de solidarité qui continuent d'émerger, notamment celle des chauffeurs de taxi qui ont apposé un autocollant « Nous sommes tous Québécois » sur leurs véhicules. Il a par ailleurs réaffirmé son souhait de voir certains discours changer.

« Tout le monde veut qu’on s’aime les uns et les autres. Mais est-ce que dans trois mois les mêmes discours [d’intolérance] vont recommencer? […] Il va falloir qu’on teste notre capacité à changer ».

La Ville en soutien pour le cimetière musulman

Le maire a par ailleurs donné plus de détails sur la participation de la Ville dans l’établissement d’un cimetière musulman dans la région. La Ville de Québec entend surtout accompagner la communauté musulmane dans ses démarches.

« Il n’est pas question que la Ville investisse dans la création d’un cimetière, ça va de soi », dit le maire.

La Ville mettra toutefois des spécialistes à la disposition de la communauté musulmane pour les aider à surmonter des « embûches réglementaires fiscales » pour la création du cimetière. « C’est des lois gouvernementales, un cimetière, tu ne peux pas installer ça partout », explique le maire.

Régis Labeaume souligne que la communauté musulmane observe un deuil pendant 40 jours après quoi elle recontactera la Ville pour obtenir du soutien dans ce dossier.

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