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Québec confirme la valeur patrimoniale du Cyclorama de Jérusalem

Le gouvernement du Québec s'engage à classer le Cyclorama de Jérusalem et la rotonde qui l'abrite comme un bien patrimonial.

« Notre gouvernement assure ainsi la protection de ce bien patrimonial qui possède un intérêt à l’échelle nationale en raison de ses valeurs historiques, artistiques et architecturales », a déclaré le ministre de la Culture, Luc Fortin.

Ce nouveau classement comporte de nouvelles obligations pour le propriétaire du Cyclorama. « Il doit le maintenir en état. Dans le cas d’une vente, la vente doit être autorisée par le ministère de la Culture », explique M. Fortin.

« Ça peut être vendu à qui que ce soit, précise le ministre. Évidemment, on a un droit de regard et ce que j’ai dit, c’est que ça allait demeurer au Québec. Ça peut être un acheteur étranger, mais il doit continuer à exploiter et maintenir ce bien-là ici, au Québec. »

La famille Blouin déçue

Les propriétaires du Cyclorama, la famille Blouin, se désolent « que du jour au lendemain le ministre de la Culture décide que le lieu devienne patrimonial », selon la déclaration envoyée par leur courtier immobilier chez Sotheby's international, Martin Dostie.

Le représentant de la famille, qui a récemment mis le bâtiment en vente pour cinq millions de dollars, rappelle que ses clients ont déjà tenté, sans succès, d'obtenir des subventions afin de préserver l'immense toile panoramique.

« Mes clients ne sont pas offusqués, mais ils ont hâte de rencontrer le ministre mercredi afin de trouver une solution intéressante et intelligente pour tout le monde », conclut le courtier immobilier.

La semaine dernière, des représentants de son ministère et du Centre de conservation du Québec ont évalué la valeur patrimoniale de l’oeuvre.

Au début du mois d’août, le gouvernement avait démontré son intérêt à préserver le panorama après que les propriétaires, la famille Blouin, se furent tournés vers l’étranger dans l’espoir de trouver un acheteur pour la toile et le bâtiment qui l’abrite.

L’oeuvre, réalisée à la fin du XIXe siècle à partir d’un canevas du peintre allemand Bruno Piglhein, est exposée à Sainte-Anne-de-Beaupré depuis 1895.

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