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Québec s’adapte au boom touristique venu d’Asie

L'impact de la célèbre série The Goblin sur l'industrie touristique de Québec prend de l'ampleur. Tournée dans la capitale, la production sud-coréenne fait bondir le nombre de touristes asiatiques, au point où le Château Frontenac a mis sur pied un forfait destiné à ses admirateurs inconditionnels.

Un texte d’Alain Rochefort

Taillé sur mesure pour les adeptes de la série, le forfait intitulé « Expérience Goblin » inclut un séjour dans la suite Frontenac, où des scènes ont été tournées l’automne dernier. Un suçon au sucre d’érable, que l’héroïne de The Goblin offre pour séduire, ainsi qu’une carte du Vieux-Québec indiquant les lieux popularisés par la série sont également remis aux consommateurs.

« On surfe sur la vague », affirme Maxime Aubin, coordonnateur aux ventes, marketing et relations publiques au Fairmont Le Château Frontenac.

S’il est trop tôt pour évaluer l’impact du forfait, M. Aubin observe toutefois un engouement certain pour son hôtel, qui accueillera cinq groupes de Sud-Coréens cet été, comparativement à un seul l’an dernier.

« L’achalandage dans le lobby est important. Beaucoup d’Asiatiques viennent se prendre en photo avec la boîte aux lettres rendue célèbre dans la série. Il y a aussi beaucoup plus de réservations de Coréens, une clientèle qu’on voyait assez peu. »

Sacs de chips du Québec

Québec bénéficie même de publicités à l’autre bout du monde, où la série a été vue par 250 millions de téléspectateurs. Des sacs de chips au sirop d’érable du Québec sont vendus en Corée du Sud. Le Château Frontenac y apparaît sur l’emballage.

L’image de l'hôtel se retrouve aussi sur des sachets de café distribués dans une populaire chaîne de restauration sud-coréenne, du même type que Tim Horton’s. À l’intérieur du sachet se trouve un plan de Québec où les scènes ont été tournées.

Toutes les indications y sont en langue coréenne pour retrouver notamment son chemin vers la fameuse porte rouge, voisine du Théâtre Petit Champlain.

Investissement de 20 000$

Le directeur de l’Office du tourisme de Québec (OTQ), André Roy, n’en revient pas encore d’un tel engouement. Bien qu’il ne puisse quantifier l’impact économique de la série sur Québec, l’OTQ se félicite déjà d’avoir investi environ 20 000 $ dans l’aventure.

« Vingt mille dollars pour aller chercher cette notoriété-là, c’est un de nos très bons coups cette année. On a un retour [positif] sur l'investissement incalculable, dit-il. On a juste à se promener dans le Vieux-Québec pour voir le nombre d’Asiatiques. C’est la folie furieuse ».

La série fonctionne tellement bien qu’elle pourrait s’ouvrir à de nouveaux marchés gigantesques en Asie, tels que le Japon, la Malaisie et la Chine, qui compte plus d’un milliard d’habitants.

L’industrie touristique devra s’adapter

Québec devra s’adapter si un nombre croissant de touristes asiatiques affluent sur la capitale au cours des prochaines années. Un travail de sensibilisation est déjà en cours auprès du milieu hôtelier, soutient M. Roy.

« Il faut être en mesure de les servir au moment où les Chinois vont venir en plus grand nombre. Nos produits hôteliers vont devoir s'adapter à la réalité asiatique. Il faut changer un peu les façons de faire. Par exemple, il faut s'assurer d'avoir une bouilloire dans la chambre parce que pour les Asiatiques, manger des nouilles fait partie de leur rituel, de leur culture. »

D'après les informations de Marie Maude Pontbriand

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