Le gouvernement du Québec veut forcer les gens qui louent des chambres ou des appartements de façon régulière sur les sites d'hébergement comme Airbnb à obtenir une certification et à payer des taxes.

Selon la ministre du Tourisme, Dominique Vien, plus de 9000 établissements d'hébergement sont classifiés et reconnus au Québec. Le problème, c'est que la multiplication des sites de type Airbnb a engendré une offre d'hébergement parallèle qui échappe à tout contrôle. Avec le projet de loi 67, le gouvernement Couillard veut établir clairement ce qui est considéré comme de l'hébergement illégal.

Ainsi, seules les personnes qui louent des propriétés sur une base régulière seront identifiées et contactées. Elles devront se doter d'une certification, au coût de 200 $ par année, en plus de prélever une taxe d'hébergement pour chaque nuitée. Les récalcitrants s'exposeront à des amendes pouvant atteindre 100 000 $.

Plus d'inspecteurs

Afin de faire respecter la loi, le ministère du Tourisme donne plus de pouvoir à ses mandataires, actuellement chargés de la classification des établissements d'hébergement.

Ainsi, la Corporation de l'industrie touristique du Québec, Camping Québec et la Fédération des pourvoiries du Québec pourront procéder à des inspections.

« Cette modification permettrait d'ajouter 16 inspecteurs à coût nul pour le gouvernement du Québec, aux deux inspecteurs du ministère du Tourisme », a précisé la ministre Vien.

L'industrie se réjouit

Pour la présidente de l'Association hôtelière de la région de Québec, Michelle Doré, l'intervention du gouvernement est nécessaire. L'hébergement illégal aurait pris une telle ampleur au Québec que la survie de certains hôteliers serait menacée.

« Aujourd'hui, il y a 400 chambres illégales dans le Vieux-Québec. Ça veut dire que tous les soirs, pensez-y, l'équivalent du Concorde se remplit en hébergement illégal », déplore Michelle Doré.

Plus d'articles

Commentaires